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Les médias Syriens confrontés aux défis de la révolution

Le drapeau de la Syrie

Depuis le déclenchement de la révolution contre le régime en place en Syrie en mars 2011, le paysage médiatique syrien a connu l’émergence de nouveaux médias, journaux, chaines radiophoniques et télévisées qui ont réussi à détourner les Syriens des chaines pan-arabes telles que la qatarie Al Jazira et sa rivale pro-saoudienne Al Arabia.

C’est ce que Rima Marush, de l’Université d’Oxford, a montré dans une étude récente dont l’intitulé est  » L’émergence post-révolutionnaire des médias en Syrie : défis et opportunités« . Cette étude a révélé que 100 projets médiatiques ont vu le jour depuis mars 2011, dont 60 journaux et magazines, 9 chaînes télévisées de l’opposition et 23 chaines radiophoniques.

Ces institutions ont rencontré de grandes difficultés dans leur travail journalistique en raison des affrontements continus et de la guerre menée par le pouvoir contre ses opposants de  l’«Etat islamique» et des autres groupes armés. En effet, chaque faction a essayé de contrôler les médias et arrêter celui qui  s’oppose à ses idées. Ce qui a rendu le principe déontologique de la neutralité journalistique bien difficile à appliquer.

Le Comité de protection des journalistes (CPJ) a recensé en 2014 que, depuis le déclenchement de la révolution en Syrie, 67 journalistes ont été tué. L’accès des journalistes étrangers au territoire syrien depuis le début de la révolution, est devenu aussi difficile que périlleux. Mais la plupart des journalistes correspondants installés en Syrie prennent le risque de couvrir l’actualité de la guerre en Syrie pour tenir l’opinion publique internationale au courant de l’évolution du conflit.

Parmi les sources d’information les plus fameuses en Syrie après la révolution, on trouve « Chabaket Esham », qui dispose d’un large réseau de correspondants sur le territoire syrien. Ce réseau publie également les informations politiques sur sa page sur Facebook.

De même, la presse écrite a évolué malgré la censure. De nouveaux journaux ont vu le jour comme « Sorretna » et « Al Massar Hor ». Mais la plupart des expériences de journaux papiers n’a pas duré longtemps en raison du coût prohibitif ou de la censure, celle du régime ou celle de « l’Etat islamique » de la région dans laquelle est publié le journal. Certains journaux ont lancé une version numérique afin de relever le défi et de faire échec aux contraintes, sachant que les équipes rédactionnelles sont composées de jeunes journalistes, de citoyens et d’écrivains travaillant tous dans l’anonymat.

Par la suite, le coût élevé des médias audiovisuels n’a pas découragé le lancement de chaînes télévisées telles que « Halab Al Yawm »,  « Deir ez-Zor » et le canal « Souriya Achaab » et des chaînes radiophoniques telles que « Radio Rosanna », « Al Bayan », « Nasaaem Souriya » et «Bidaya Jadida». Certaines chaines sont neutres, et d’autres représentent des partis politiques. Mais la plupart des chaînes syriennes, radiophoniques ou télévisées diffusent de l’étranger. Selon l’étude menée par Rima Marush,  la radio est considérée par les Syriens comme le meilleur média.

La chercheure a souligné aussi que les institutions médiatiques sont exposés à des problèmes de financement, ce qui touche leur pérennité. Si certains médias sont financés par l’un des partis politiques, d’autres cherchent à multiplier leurs sources de financement.  C’est la raison pour laquelle certaines institutions médiatiques se sont retirées de la scène, à cause de leur incapacité à trouver le bon modèle économique susceptible de lui assurer de s’autofinancer et d’assurer sa durabilité.

Cette recherche est la première dans son genre en tant qu’enquête descriptive de la scène médiatique en Syrie après la révolution. L’auteure s’est basée sur des entrevues avec des directeurs de certaines institutions médiatiques et des journalistes, ainsi que sur l’analyse du contenu des sites Web et pages Facebook de certaines institutions.

Remarque: Cet article a été publié en premier temps dans la version arabe de AJO

Cc photos, Flicker, علوش

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Colloque – Dakar 2015 – Les médias en Afrique : bilan, enjeux et perspectives

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« Les médias en Afrique, cinquante ans après le soleil des indépendances : bilan, enjeux et perspectives », était le thème du colloque organisé  récemment, par le réseau international de recherche Théophraste et le CESTI.

Des professeurs et des chercheurs éminents ont participé à cette rencontre scientifique que le réseau Théophraste a pris l’habitude d’organiser chaque année, dans l’un des pays francophones. La Tunisie avait d’ailleurs, l’honneur d’accueillir ce réseau de recherche, en 2011, au CAPJC. Cette année, le colloque a eu lieu à Dakar, afin de fêter le cinquantième anniversaire du CESTI.

Cette année, le colloque a mis l’accent sur quatre axes complémentaires : les médias et le processus de démocratisation en Afrique, la régulation et l’autorégulation, la formation en journalisme en Afrique et les enjeux liés aux médias sociaux.

Tidiane DIO (Université Paris Sorbonne Nouvelle) a souligné que « l’arrivée ou le retour annoncé de certains groupes français en Afrique pourrait bien faire, penser, quelque part, à une tentative de reconstitution de [l’empire médiatique français perdu] ». Alors même le basculement vers le numérique était une opportunité pour la France pour qu’elle reformule son existence sur la scène médiatique africaine vu le besoin qui s’est imposé.

De leurs côtés, Sarr IBRAHIMA (CESTI – Dakar) et Ndiaga LOUM (UQQ – Canada) ont mis l’accent sur la relation complexe qui rassemble le journaliste et le politique au Sénégal, en affirmant que «  la pluralité [médiatique] s’inscrit dans la pratique malgré des restrictions provenant de l’Etat ». Selon leurs propos, la liberté de l’information au Sénégal « reste suspendue à l’épreuve des temps politiques ». Ce qui a poussé d’ailleurs, Marie Soleil FRERE (Université Libre de Bruxelles) de se poser la question suivante : vers un système médiatique pluraliste autoritaire en Afrique francophone ?. Il s’agit d’un système hybride qui selon elle, ne devrait pas être un soutien pour la démocratie mais plutôt « le fruit d’un projet politique abouti qui présente les apparences institutionnelles et symboliques de la démocratie ».

Cela nous pousse aussi à se poser des questions sur les modèles de concentration médiatique en Afrique. Henri ASSOGBA (Université de Laval)  pense que quelque soit le pays étudié, la régulation de la concentration dans le secteur des médias est un exercice difficile d’équilibriste étant donné qu’il est un peu complexe de « se préoccuper à la fois de la préservation du pluralisme d’information sans toutefois compromettre le dynamisme économique de l’information ».

Quant à Bernadette Renée LIKASSA FOUTOU (Université Bordeaux Montaigne), elle a choisi d’étudier les débats menés sur Internet, sur l’élection présidentielle anticipée de 2009, au Gabon et ce, en assurant une veille informationnelle sur des sites dédiées au Gabon ainsi que sur les médias sociaux les plus utilisés. Une analyse des discours a été aussi menée. Ce qui lui a permis de déduire à la fin que « les médias sociaux par rapport aux médias traditionnels, ont acquis une place privilégiée pour les débats démocratiques grâce à leur fluidité ». Et cela est le cas même en Tunisie, au point que certains pensent que Facebook a fait la révolution dans ce pays.

La Tunisie au cœur de ce débat démocratique

Lors de ce colloque, les recherches menées sur la Tunisie était au nombre de quatre et elles ont porté sur le paysage médiatique Tunisien, avant et après le 14 janvier 2011. Le public présent a salué à cette occasion les Tunisiens, pour la réussite de leur transition démocratique.

Nouha BELAID (IPSI –Tunisie) a analysé la couverture médiatique virtuelle de l’élection présidentielle 2014, effectuée par la chaine nationale publique « Wataniya 1 ». Cette dernière a mis à  la disposition de son public un nouveau site « Election 2014 ». Il s’est avéré qu’un petit décalage entre les candidats aux élections présidentielles a été enregistré sur le web, ce qui donne intérêt à accorder cette mission de monotoring virtuelle à la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA) en Tunisie. Le Président de la HAICA, Nouri LAJMI était d’ailleurs, parmi les intervenants à ce colloque. Il s’est posé la question suivante, lors de son intervention « quel avenir pour les médias de service public en Tunisie ?». Il  a récité ainsi les mesures à déployer pour mettre en œuvre une véritable culture de service public et de citoyenneté en Tunisie et les moyens à utiliser. Alors que Laarbi CHOUIKHA (IPSI – Tunisie) a choisi comme titre pour son intervention «  La HAICA dans la tourmente politico médiatique », en soulignant le contexte de la mise en place de la HAICA et les décisions prises par cette autorité ainsi que les expériences vécues sous la houlette des différents gouvernements.

La formation des journalistes en Afrique

On ne pourra jamais avoir une presse de qualité si on ne parle pas au même temps d’une formation riche et variée en journalisme, assumée au sein des universités ou des centres de formation, par des professeurs bien formés au métier.

« Le journalisme d’investigation, le  journalisme de surveillance et de contrôle par excellence, et que d’aucuns appellent à revaloriser et à réaffirmer est l’un des axes de la formation journalistique post révolution », a affirmé Hamida EL BOUR (IPSI – Tunisie), en affirmant que la formation au journalisme d’investigation en Tunisie est une formation à la mission de contrôle exercé par les médias.

Signalons ainsi que le mastère en journalisme d’investigation a été suspendu à l’IPSI, à partir de cette année universitaire.

Emergence des médias sociaux en Afrique

La scène médiatique africaine a vécu ces dernières années, l’émergence des médias sociaux. Oumou Salam DEME (Université Sophia/ Antipolice de Nice)  a choisi de souligner les enjeux enregistrés au niveau de la performance des apprenants, après avoir commencé à adopter les TIC comme appui à l’enseignement et à l’apprentissage. Et si Omou Slam s’est intéressée aux élèves de l’école primaire, Dikhaté DIARRA (Université Bordeaux Montaigne) a mis l’accent sur l’usage des médias sociaux dans construction et la co-construction de savoir chez les étudiants sénégalais.

Un autre volet a été traité  au niveau du dernier axe du colloque, est celui de  l’usage d’Internet. Houssein CHARMARKEH (Université d’OTTAWA) a  présenté un projet de recherche qui est en cours de réalisation et dont le thème est l’influence des innovations technologiques sur les médias numériques, en soulignant le rôle des incubateurs, startups et fab labs en Afrique.

De même, Internet a touché la pratique journalistique. Tel qu’il a été confirmé par Mamadou NDIAYE (CESTI – Sénégal)  qui a étudié l’impact d’Internet et des médias sociaux. Les journalistes ont adopté de nouvelles pratiques du jour au lendemain avant même d’être formés à ces nouveaux canaux de communication.

Pour conclure, cette rencontre scientifique fût intéressante et les échanges étaient fructueux. Il s’avère difficile de mettre l’accent sur toutes les problématiques du domaine du journalisme en Afrique mais quelques unes ont été traitées.

Quant à la scène médiatique tunisienne, elle a besoin encore d’une grande réforme. En présence de la HAICA et en absence d’un conseil de presse, la question de régulation et d’autorégulation met toujours en enjeu le métier. Et malgré toutes les expériences vécues, beaucoup de leçons sont à donner et beaucoup de formations devraient être menées au profit des journalistes pour qu’ils fassent évoluer la qualité de leurs productions médiatiques. Le soleil de la démocratie n’a pas encore touché réellement la scène médiatique tunisienne, étant donné que la relation entre journaliste et politique est au cœur du débat.

Nouha BELAID

 

Quand la France éduque ses enfants au terrorisme, il est temps pour le faire chez nous !

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Au lendemain du 08 janvier 2015, au moment où nous étions encore, en train de relater les faits de l’attentant de « Charlie Hebdo » et de présenter nos sincères condoléances, nous la communauté arabe y compris tunisienne et nous nous sommes lancés dans leur campagne «  Je suis Charlie » sans comprendre pourquoi et comment nous le sommes,  les français ont choisi de parler à leurs futures générations (enfants et adultes) de « Charlie Hebdo », dans le cadre de l’éducation des enfants aux médias.

Des images forcément violentes et des vidéos insoutenables tournaient en boucle sur les chaînes d’informations nationales et internationales,  sur les sites Internet et les médias sociaux. Et  étant donné que les enfants et les adultes sont sensibles à ces scènes de violence, qui déclenchent chez eux une quantité d’émotions,  la France a pensé  à faire face  à cette violence et leur aider à digérer ces images.

Si certains parents ont interdit leurs enfants de suivre les émissions qui relatent les faits de cet événement, la ministre française de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a réuni, lundi 12 janvier, les principaux acteurs de la communauté éducative française, afin de discuter avec eux l’enseignement des valeurs républicaines. Un appel a été lancé ainsi, de la part du ministère de l’éducation demandant aux directeurs de lui informer des incidents qui se sont produits dans les écoles, collèges et lycées, à l’occasion de la minute de silence observée en hommage aux victimes de l’attentat survenu la veille. La ministre leur a appelé d’ailleurs, à évoquer le sujet avant ou au milieu du cours, car il s’agit bel et bien d’une affaire nationale qui a touché les valeurs de la citoyenneté et notamment la liberté d’expression.

D’après un communiqué qui a été lancé dans ce sens, « toutes les difficultés rencontrées ont été traitées localement, de manière proportionnée à la gravité des faits, par les équipes éducatives et pédagogiques, entre dialogue éducatif et sanctions disciplinaires, allant du rappel à l’ordre en présence de l’élève et de ses parents à la convocation de conseil de discipline ».

Il est à signaler aussi qu’en France, il y a même un journal pour les enfants intitulé « Le petit Quotidien » dont l’objectif est d’apprendre aux enfants les droits civiques. Dans les numéros qui ont suivi l’attentat de « Charlie hebdo », nous trouvons des textes et des photos qui expliquent aux enfants de 6 à 10 ans qu’est ce que nous entendons dire par « «terrorisme », « démocratie ».etc. Un numéro a été déjà consacré pour définir la religion au sein de la société française. Un autre journal intitulé «  Mon Quotidien » consacré aux enfants âgés entre 10 et 14 ans réservait un numéro pour la liberté d’expression, en signalant qu’en France, les citoyens ont le droit à tout dire. Deux modèles de presse qui confirment le rôle important que joue la presse en matière d’éducation.

Éduquer nos enfants au terrorisme

Chez-nous, bien que depuis le déclenchement du printemps arabe, les scènes violentes soient devenues plus nombreuses et les images sanglantes circulent tous les jours dans nos médias classiques et en ligne aucune campagne de sensibilisation  n’a été lancée par notre ministère afin d’appeler les enseignants à éduquer nos enfants aux médias, à l’ère de l’émergence de la violence et des courants terroristes.

education_enfants_aux_mediasLa seule initiative qui a été enregistrée était celle du CAPJC qui a organisé pendant plusieurs occasions des ateliers sur le sujet, en appelant les journalistes à céder la parole aux enfants et leur expliquer les éléments du quotidien d’une manière très souple. Une dizaine de journalistes formés ont appliqué les recommandations des formateurs. Mais si les enseignants eux-mêmes, participent au projet de l’éducation aux médias ?

Depuis maintes années, les diplômés de l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information (IPSI)  en Tunisie ont appelé à ajouter un cours d’éducation aux médias à la liste des matières de l’école primaire. Des séminaires aussi ont été organisés pour mobiliser les efforts autour de ce projet et présenter les axes majeurs mais aucune réponse n’a été enregistrée de la part de l’Etat. Il parait qu’il est temps pour que l’Etat fait fasse à cet appel, à l’instar des pays démocratiques, après avoir organisé les premières élections présidentielles en Tunisie.

L’enfant est membre de la société. L’adulte aussi … Ils font partis du tissu social et constituent les acteurs de l’avenir du pays. Si un enfant entend parler des termes à savoir «  terrorisme », « assassinat », « snipers ».etc. il ne faut pas essayer de camoufler l’histoire ou de changer le sujet quand un enfant vous interpelle mais il faut plutôt lui expliquer les termes  dans leur contexte socioculturel et souligner les méfaits. La construction de la personnalité de l’individu commence dés son enfance. Si votre enfant comprenne que le terrorisme est un acte barbare,  toutes ses prochaines lectures ou négociations dépendront de cet avis. Mais s’il se base sur ce qu’il a vu dans les chaines satellitaires arabes qui touchent indirectement à l’innocence de l’enfant, il risque d’être membre dans les prochaines années, d’un projet djihadiste. N’oublions pas que votre enfant est confronté à plusieurs canaux de diffusion d’information.

Enseigner l’éducation islamique d’une autre manière

education_enfants_aux_medias3Depuis plusieurs années, l’école française adopte le modèle de la laïcité. Contrairement aux autres pays européens, l’enseignement des faits religieux se fait dans le cadre des disciplines existantes : l’Histoire, les Lettres, la Philosophie, éducation civique.etc. Et quand les valeurs de la citoyenneté sont touchées il faut sérieusement en parler aux enfants, pour  concevoir les valeurs de la république. Alors que chez nous, l’éducation islamique s’enseigne dans les écoles primaires, les collègues et les lycées comme matière obligatoire et les faits religieux pourront ainsi être le sujet de nos séances pédagogiques.

En fait, la Tunisie a vécu après la révolution du 14 janvier 2011, beaucoup de débats autour de la religion avec la réapparition du parti islamiste Ennahdha sur la scène politique. Quelques mois plus tard, un parti islamiste a été au pouvoir. En parallèle, des salafistes se sont apparus et des milliers de tunisiens sont partis au Djihad en Lybie et en Syrie. Entre temps, certaines mosquées sont devenues la destination des gens qui appellent au Djihad et au terrorisme. Confrontés à ses gens dans les sites religieux, nos enfants absorbent leurs discours sans réfléchir, jusqu’à ce que leurs parents reçoivent une lettre qui confirme qu’ils sont partis au Djihad.  Devrons-nous attendre la perte de nos enfants pour mobiliser les efforts autour du développement de notre système éducatif ?

 Donc ce qui se passe dans notre entourage nous pousse à revoir notre programme éducatif et cela commence par la matière de l’éducation islamique. La séance de cette dernière pourra devenir un espace pour discuter la religion en relation avec l’actualité et ce en soulignant que l’islam est la religion de paix et de solidarité et non pas du terrorisme.

En Tunisie, jusqu’à présent, l’école ne sait pas éduquer à la liberté d’expression, à la lutte contre le terrorisme et aux valeurs de la citoyenneté d’une manière générale. Nous sommes appelés à consacrer plus de temps à l’instruction civique et la vie démocratique à l’école. Cela fait parti du développement du pays, dans un climat démocratique qui encourage le pluralisme des opinions. Entre temps, nous devrons penser sérieusement à l’ajout de la matière «  éducation aux médias » au programme scolaire afin d’apprendre nos enfants comment se comporter avec l’information véhiculée par les médias.

Nouha Belaid