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Une journaliste participe au voyage « Mars One »

marsUne journaliste et blogueuse française a été sélectionnée pour participer au voyage « Mars One ». C’est Florence Porcel, chroniqueuse aussi, à l’émission « La tête au carré » sur France Inter. Et depuis qu’elle a été sélectionnée, elle n’arrête pas de publier sur son blog des billets décrivant son prochain voyage, les raisons pour lesquelles elle s’est portée volontaire pour ce projet et l’implication de la femme dans exploitation spatiale.

En fait, au moment où nous les arabes, nous sommes en train de suivre les vidéos du mouvement islamique Daaech, les habitants de l’autre côté de la terre préparent pour un voyage à la Planète de Mars. Pour 200.000 personnes originaires de 140 pays qui se sont portées volontaires, un échantillon de plus que mille candidats a été choisi au début. Et ils ont fini par choisir 24 personnes qui seront envoyés à Mars pour passer une période de sept mois. Cela ne sera demain mais dans neuf ans, c’est à dire en 2024 pour arriver sur la planète en 2025. Or le matériel nécessaire commencera à être envoyé à partir de 2018. Oui, eux ils planifient les choses à l’avance.

Par contre, sur le Net et à travers les reportages des chaines télévisées, nous avons vu le résultat d’une étude scientifique faite par cinq chercheurs en aéronautique du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui ont signalé l’échec de ce voyage vers la planète rouge, le considérant comme un voyage sans retour, étant donné que le candidats commenceront à mourir au bout de 68 jours. Il s’agit de problèmes: des radiations, de l’apesanteur, de psychologie.etc.

Donc si le voyage réussira et la journaliste reviendra, nous attendrons à lire un ouvrage spécifique qui nous parle d’une aventure qui n’est pas donnée à tout le monde. Cette journaliste attend passionnément ce voyage qui présente pour elle une découverte de la vie, même si son retour vers la terre est risqué.

Bonne chance pour les organisateurs de « Mars One » et vive le progrès scientifique ! Il y a toujours des gens qui sacrifient leurs vies pour faire évoluer l’humanité.

Nouha BELAID

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Élections Présidentielles 2014 – Hommes politiques tunisiens et médias

Bientôt la journée du vote du deuxième tour des élections présidentielles en Tunisie et personne ne peut nier le rôle crucial qu’ont joué les médias pendant les campagnes électorales des candidats politiques, en tant qu’un moyen efficace pour faire circuler rapidement une information, surtout quand il s’agit des médias de masse comme la radio, la télé, la presse écrite.etc.

L’objectif des hommes politiques est de se mettre en scène pour se faire connaître auprès du grand public et influencer la société. Les médias de leur part,  profitent de cela pour créer des polémiques et alimenter les débats.

Et d’ailleurs, nombreux sont les hommes politiques qui essayent de développer des relations solides avec les médias, à savoir Sarkozy (ex-président français) connu par ses relations développées avec les journalistes français au point que la presse française a été soumis à un certain moment au pouvoir sarkozien. Et qui n’aime pas sarko ?!

Il y en a même des hommes politiques qui détiennent leurs propres empires médiatiques tel que Silvio Berlusconi qui était un jour, premier ministre en Italie et il est propriétaire du bouquet RAI qui a une très grande audience en Italie. Il est aussi, actionnaire majoritaire d’un très grand éditeur de livres et de magazines. De son coté, sa femme, Veronica Lario, est aussi en partie propriétaire du quotidien de droite Il Foglio. Ce qui explique à l’époque la présence permanente de Berlusconi dans les médias. Il est même appelé Emittenza (de l’italien emittente, chaîne de télévision) pour son empire télévisuel et médiatique.

De l’autre côté, certains journalistes ne ratent pas l’occasion pour côtoyer les hommes politiques et se servent d’eux que se soit pour des affaires professionnelles ou personnelles. Ce qui peut toucher à l’image du journaliste et à la crédibilité de l’information qu’il présente. Mais être proche du régime a été toujours le rêve de plusieurs journalistes afin de réaliser leurs intérêts. Est-il le cas en Tunisie ?

Les journalistes tunisiens après le  14 janvier 2011

A l’époque de Ben Ali, le Président déchu, un certain Abdelwaheb Abdallah (ministre de l’information) gérait le secteur des médias qui ne cherchaient pas à être proche de Ben Ali mais plutôt du régime. Ils bénéficiaient ainsi de temps en temps, des voyages gratuits et des primes spéciales. Et en contrepartie, ils essayaient de présenter une bonne image de Ben Ali, que soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays et ce à travers l’Agence Tunisienne de Communication à l’Extérieur (ATCE).

Toutefois, la révolution  du 14 janvier 2011 a tout changé avec l’émergence de nouveaux partis politiques et l’imposition de certains hommes politiques sur la scène politique. C’est à partir de ce moment que les journalistes ont essayé de tisser des liens avec les hommes politiques et ces derniers faisaient de même.

Mais mis à part la mission journalistique, le journaliste est un citoyen. Bien qu’il soit appelé à prendre distance et assurer sa neutralité, il ne peut pas être en réalité indifférent au choix politique. Chose qui nous a poussés à déterminer le choix des journalistes tunisiens pendant le 1er tour des élections présidentielles et leur futur choix et ce en lançant un sondage en ligne.

Selon notre échantillon qui représente différents types de médias (télé, radio, presse écrite, presse électronique, média social.etc.) et dont les journalistes de sexes opposés exercent des tâches différentes (journaliste rédacteur, journaliste reporteur, animateur.etc.), il s’est avéré que pendant le premier tour des élections présidentielles, la majorité des journalistes ont voté pour  Mohmaed Moncef Marzouki (3 MMM) alors que Beji Caied Essebssi (BCE) et Hamma Hammami sont classés les deuxièmes.

 Elec 1

Et si on se demande pourquoi ils ont voté pour tel homme politique, on découvre que la première préoccupation des journalistes est la liberté de presse et la liberté d’expression. L’expérience politique souhaitée est classée comme étant la deuxième préoccupation.

 Elec 2

Pour le deuxième tour des élections présidentielles, la majorité des journalistes tunisiens va voter pour BCE.

Elec 3

Certains pensent qu’il est le garant de la liberté contre la dictature. D’autres pensent qu’il est capable grâce à son expérience de faire sortir le pays de l’impasse économique et sera ferme pour l’extermination des terroristes. Il s’agit bel et bien d’un homme d’Etat. Mais il y en a ceux qui considèrent leur choix comme un choix de raison, parce qu’il soutient la République, l’Etat et son prestige, et la laïcité.

Mais entre temps, BCE a été pendant la campagne électorale critiqué pour son comportement avec les journalistes. Il se montrait au dessus de tout le monde sans peser ses paroles quand il s’adressait aux médias.

L’échantillon sur lequel s’est basé cet article est un échantillon représentatif de cent journalistes. On verra qui sera le prochain Président de la république.

Nouha Belaid

belaid.nouha@gmail.com

Facebook et les autres réseaux sociaux, peuvent-ils être une source d’information pour les journalistes ?

Informer & Communiquer – Depuis que Facebook est devenu un support d’information pour la plus part des gens, les professionnels du domaine du journalisme se demandaient si ce canal de communication est fiable. Il y en a même ceux qui ont critiqué les professionnels qui se posaient cette question. Pour plusieurs journalistes et experts en médias (notamment ceux qui font partie de l’ancienne génération), Facebook et les autres réseaux sociaux se présentent seulement en tant que des moyens de distraction.

Mais, nous avons découvert au fil des années que le rôle par exemple, de Facebook ne se limite pas à la distraction. Facebook est devenu aussi un moyen efficace en matière de marketng, de communication, d’événementiel et d’information. Alors comment Facebook et les autres réseaux sociaux se manifestent-ils dans le domaine du journalisme ?

Il suffit de se demander combien dans le monde entier, d’hommes politiques, d’acteurs de Hollywood et des joueurs de football possèdent des pages Facebook ?… Et si vous doutez sur la fiabilité de la page, il y a déjà le signe en bleu que Facebook accorde à la page pour montrer qu’elle est vérifiée (le contenu est fiable). Donc, c’est à vous de se mettre à la place d’un journaliste tunisien qui trouve une déclaration du Président Américain Barack Obama publiée sur sa page Facebook officielle, est ce que la déclaration est fiable ? Bien sûr que oui. Au lieu, que le bureau de communication de la Maison Blanche se limite à envoyer un communiqué de presse aux médias américains, il publie aussi l’information sur Facebook vu que le public de ce réseau social est plus large et l’information pourra toucher les journalistes du monde entier.

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Donc Facebook est soumis à la culture de la mondialisation. Dans ce cas, tout usage journalistique d’information publiée sur la page Facebook ou le compte Twitter officiel d’une vedette est faisable. Vous pouvez même meubler votre article avec une vidéo publiée sur le support officiel et parfois un ensemble de photos. C’est le cas aussi pour LinkedIn et Viadéo qui représentent plutôt les entreprises économiques.

Il est à noter que si la page n’est pas vérifiée, vous devrez contacter la personne concernée et vérifier auprès d’elle l’information publiée sur la page. Parfois, le nombre de clics j’aime de la page pourrait être un indicateur pour mesurer la fiabilité de la page.

Où est le problème ?

Le problème concerne plutôt les pages Facebook à vocation générale dont le propriétaire est anonyme. Certains journalistes sont tellement toujours à la recherche d’un scoop qu’ils oublient de vérifier l’information auprès de la personne concernée. Mais la déontologie du métier du journalisme vous oblige à contacter l’héros de votre article afin de présenter au public une information crédible.

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Malheureusement en Tunisie, nous avons vécu maintes fois une période d’instabilité informationnelle à cause des rumeurs lancées par certains journalistes qui publient directement l’information publiée sur Facebook, sans penser aux répercussions. La presse électronique d’ailleurs, est victime des rumeurs publiées sur les réseaux sociaux vu qu’elle se caractérise par l’instantanéité de l’information. Ces fautes ont systématiquement une influence sur l’image du média.

Pour résumer, nous pourrons avoir recours à certains réseaux sociaux comme source d’information pour mener un travail journalistique. Mais dans certains cas, il faut vérifier auprès de la source officielle. De même, il faut toujours diffuser l’information telle qu’elle a été publiée sur le réseau social. Et pour développer vos liens avec les personnalités, vous pouvez leur envoyer le lien de votre article ou votre reportage pour qu’ils vous ajoutent à leur base de journalistes. Et faites attention en ce qui concerne la vie privée de ces personnalités. Certaines informations ne devront pas être publiées sinon vous risquez d’être sanctionné.

 

Nouha Belaid