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« Envoyé spécial » : Le client est-il le roi à l’ère des médias sociaux ?

téléchargementLes fans de l’émission hebdomadaire « Envoyé Spécial » diffusée sur la chaîne télévisée France 2, avaient comme à l’accoutumée un rendez-vous spécial, ce 04 mars 2016. L’un des reportages de cette émission a mis l’accent sur le métier du community management en France.

Le community management, défini comme étant le fait de gérer des communautés en ligne, a évolué comme métier, ces dix dernières années en France. Il est devenu une mission à part entière pour toute entreprise qui cherche à se connaitre ou à résister sur le marché. De même, la e-réputation est devenue une affaire très importante pour ces entreprises. C’est d’ailleurs, parmi les tâches principales du community manager.

« Envoyé spécial » a signalé dans son reportage sur le métier du community management qu’aujourd’hui, lorsqu’on n’est pas satisfait d’un produit ou d’un service, on n’a plus tendance d’aller écrire ou téléphoner au service client du produit, surtout que cela pourra se solder par une très longue attente. Donc certains consommateurs mécontents choisissent de s’exprimer sur les médias sociaux. Ils pensent ainsi que cela pourra être plus efficace étant donné que l’entreprise cherche à avoir une bonne réputation sur le net, ce qui la pousse à répondre aux commentaires des consommateurs mécontents et régler leurs problèmes en un laps de temps très court. Cela était dans ce reportage, le cas d’une française qui a exposé son problème sur Twitter.

Par la suite, le reportage a signalé que les community managers cherchent à séduire les consommateurs. Donc une réclamation d’un consommateur pourra donner naissance à un bad buzz. Ce qui fait impliquer une « armée » de community mangers pour face à cette mauvaise réputation sur Internet. Mais entre temps, on se demande si les médias sociaux ont rendu au client son statut réel comme on l’a toujours confirmé : Le client est toujours le roi ? car les messages des clients constituent aujourd’hui, une arme de destruction massive en terme de publicité : tout le monde peut les lire, à tout moment et là où ils sont. Au même temps, le client pourra mettre en valeur un produit à travers un commentaire de remerciement.

Certainement, on se demande qui sont ces community managers ? Ce sont tout simplement, des diplômés en marketing et en communication. Mais ces cinq dernières années, des universités et des centres de formation en France et même en Tunisie, ont commencé à livrer des diplômes en community management, vu l’utilité de ce métier pour faire survivre une entreprise ou soigner son image de marque. Cela n’empêche pas de confirmer qu’il arrive que quelqu’un non spécialiste du domaine, exerce le métier. La reconnaissance du métier est confirmée mais reste aux diplômés en community management d’arracher leurs places.

Nouha Belaid

A voir émission complète, épisode diffusé le 04/03/2016

 

Les usagers de Facebook en Tunisie : un déséquilibre remarquable entre les gouvernorats

L’agence du webmarketing tunisienne Medianet vient de publier une récente recherche qui dresse le bilan des usagers du réseau social numéro un en Tunisie et dans le monde entier : Facebook.

Cette étude fût la première de ce genre en Tunisie, car depuis la création de ce réseau social, le seul chiffre que nous disposons  est celui du nombre des facebokeurs tunisiens. Et encore ce chiffre n’est pas réellement correcte vu le nombre de faux profils qui est incomptable.

Par la suite, cette étude a relevé qu’il existe en Tunisie,  5 690 100 facebookeurs répartis d’une manière déséquilibrée sur les gouvernorats, même si la majorité utilisent le mobile pour avoir accès à ce réseau social.

Sur Tunis, il existe d’ailleurs, le plus grand nombre de facebookeurs. Il s’agit de 3 447 000 facebookeurs, soit 61.58 % du nombre total de facebookeurs en Tunisie, alors que le nombre de facebookeurs répartis sur les autres gouvernorats, varie entre 11 400 et 153 000 facebokeurs. De plus, si la capitale est classée en premier rang, le gouvernorat de Sfax occupe le deuxième rang, suivie successivement des autres gouvernorats : Sousse, Nabeul et Monastir. Ci-dessous le Silder de l’étude.

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Notons ainsi que cette étude s’avère utile pour les chercheurs en marketing et en communication digitale ainsi que les bureaux de sondage et les agences de webmarketing qui utilisent Facebook comme canal de communication. Sauf que Medianet reste toujours ferme, comme elle l’a été à l’accoutumée sur sa stratégie de travail aboutissant à ces résultats. Et cette absence de transparence crée entre autres, des doutes sur la fiabilité des chiffres livrés par cette étude, étant donné que le nombre de faux profils est incomptable sur Facebook.

Par la suite, nous rappelons que l’opinion publique a confirmé il y a quelques années que Facebook a déclenché la révolution tunisienne mais aucune étude scientifique ne l’a jusqu’à présent confirmé. Alors si cette révolution a été déclenché dans un gouvernorat dont 7 % seulement du nombre total de facebookeurs ont accès à Facebook, pourrons nous encore confirmer que cette révolution est une révolution digitale ? Reste à confirmer selon la disponibilité d’autres caractéristiques démographiques et de données sociologiques. Cette étude n’est ainsi, qu’une étape préliminaire en absence d’autres détails.

Nouha BELAID

Tunisie – L’attaque terroriste du bus commentée sur Facebook

Suite à l’attaque terroriste barbare qui a été menée hier , le 25 novembre 2015, contre le bus de la garde présidentielles, les Tunisiens ont réagit directement avec cette actualité sur Facebook, comme à l’accoutumée.

Ainsi de nombreux messages que j’ai rassemblés pour vous, m’ont attirée l’attention. Des messages qui reflètent la douleur ressentie par le peuple tunisien mais qui donnent une image aussi sur l’actualité suite à ce attaque, durant les premiers 24 H. Haro sur le terrorisme !

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Tunisie – Homme politique et communication : le cas de Noomane Fehri

Nommé Ministre des Technologies de la Communication et de l’Economie Numérique, en Tunisie, M.Noomane FEHRI a choisi de garder son profil personnel sur Facebook, qui fonctionne en parallèle avec sa page Facebook officielle. Depuis les événements du 14 janvier 2011, l’octroi d’une page Facebook est devenu d’ailleurs, utile pour un homme politique en Tunisie, sauf que certains choisissent d’avoir un compte Facebook ouvert au public.

M.le Ministre Noomane FEHRI a opté pour un autre plan comme s’il a voulu garder ce lien d’intimité avec ces amis et ces proches. Possédant toujours un compte Facebook, il a ajouté l’étiquette  « Personal Profile » et en gardant toujours sa photo avec sa femme comme couverture de ce compte Facebook.

M.Noomane Fehri et sa femme

M.Noomane Fehri et sa femme

En fait, son nouveau statut ne l’a pas poussé à adapter de nouvelles pratiques technologiques. Il a gardé les mêmes pratiques mais en prenant du recul par rapport à la publication de ses opinions politiques.

Sur son compte Facebook qui suppose être personnel,  nous trouvons  presque 5000  personnes qui sont amis  avec lui. Il est toujours identifié dans des publications de tout genre. La publication pourrait être une information politique mais elle pourrait être une photo prise en famille. Et d’ailleurs, ce compte Facebook présente l’image d’un papa heureux, qui vit une vie de famille stable et pleine de joie et de bonheur.

M.Noomane Fehri accompagné de sa famille (Photo publiée publiquement sur Facebook)

M.Noomane Fehri accompagné de sa famille (Photo publiée publiquement sur Facebook)

Quand la femme du Ministre s’exprime !

En Tunisie, nous n’avons jamais parlé de la femme d’un Ministre.  Mais nous savons aussi que derrière chaque grand homme se cache une femme. Dans une première en Tunisie, la femme d’un Ministre s’est exprimée sur son compte Facebook. Il s’agit de  Mme Latifa FEHRI qui a identifié  son mari, M.le Ministre des TIC dans un joli statut. Elle faisait l’éloge de son mari avec tant d’amour et de tendresse.

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Les spécialistes de la communication savent qu’en France Carla BRUNI a été un instrument politique pour Nicolas SARKOZY, l’ex Président français. Grâce à elle, Sarkozy a pu présenter au peuple l’image d’un mari amoureux. Et les journalistes ne cessaient suivre les activités de Carla qui était un élément fondamental de la stratégie de communication de Sarkozy.

En ce qui concerne Mme FEHRI, bien qu’elle ait fait les choses par amour mais ses paroles envers son époux de temps en temps, pourraient être considérées comme une bonne action de communication. Or pour un homme politique est-il utile d’avoir un compte Facebook personnel ou une page Facebook officielle publique ? Cela ne pourrait pas nuire à sa e-reputation en tant que Ministre ?

Nouha BELAID

N.B.: Cet article ne fait pas l’éloge de M.Noomane FEHRI mais il met l’accent sur une nouvelle pratique politique en Tunisie.

Nouha Belaid- Éduquer aux médias sociaux #terrorisme

Tunisie – Facebook a-t-il déclenché les événements du 17 décembre 2010 ?

Fb révolution

N.B: Cet article a été publié le 05 Janvier 20115, dans le journal algérien « Chiffres d’affaires », après l’avoir actualisé.

Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un jeune chômeur, s’immole par le feu, devant le gouvernorat de Sidi Bouzid (ouest de la Tunisie). Et depuis, plusieurs manifestations ont eu lieu contre la dictature. Le slogan de ces manifestations était «  travail, liberté et dignité ». Mais est ce que Facebook a déclenché ces manifestations tenues dans le cadre des événements du 17 décembre 2010 ?… Si c’était le cas, pourquoi Facebook n’a pas déclenché une révolution en Palestine ?

Le 14 janvier 2011, Ben Ali a quitté le pays après avoir prononcé des discours qui n’ont pas plu au peuple tunisien. On parle aujourd’hui, du président déchu qui s’est installé en Arabie Saoudite. Or, jusqu’à aujourd’hui nous nous  n’arrive pas à nommer les évènements du 17 décembre 2010 ou du 14 janvier 2011. Certains disent que c’est une révolution et d’autres pensent que c’est juste un soulèvement.

« C’est un  mouvement dépourvu d’une direction et d’un programme révolutionnaire, il ne correspond à aucun des modèles auxquels on a pris l’habitude de se référer pour parler de révolution, ni aux révolutions démocratiques dont le prototype est la révolution française, ni aux révolutions socialistes, ni aux révolutions nationales contre la colonisation, ni à la révolution islamique de l’Iran…etc. C’est un mouvement social qui s’est politisé progressivement plus par le rejet du pouvoir de Ben Ali et de sa politique que par adhésion à  un projet ou à un programme politique », tel qu’il a été expliqué par  Mohamed Chérif Ferjani (universitaire) dans son article «  Inspiration et perspectives de la révolution tunisienne », publié en 2011, dans « cahiers de confluences Révoltes Arabes : premiers regards ».

Au lendemain du 14 janvier,  d’anciens et de nouveaux  partis politiques ont commencé à émerger, jusqu’à ce que les élections de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) aient été tenues le 23 octobre 2011, date des premières élections démocratiques dans l’histoire de la Tunisie. Et voilà que nous avons élu, le 26 octobre 2014,  le deuxième conseil du peuple et nous participerons prochainement, au deuxième tour des élections présidentielles. Mais jusqu’à présent, nous ignorons si vraiment Facebook a déclenché les événements du 17 décembre 2010 ou non.

Développent des pratiques des tunisiens sur la toile

Dans son livre «  Extensions du domaine des médias », Sadok Hammami (universitaire) a mis l’accent sur l’émergence de l’Internet dans la société tunisienne et l’évolution des usages des réseaux sociaux notamment Facebook. Il a souligné que ce sont les jeunes générations qui se sont intéressées au début à l’Internet et aux réseaux de partage, d’échange et de communication. Or, l’arrivée de l’Internet a élargi les champs de l’influence politique en tant qu’un moyen de renouvellement de la politique. Il a crée une sorte d’interactivité et de participation des publics. Sadok Hammami affirme «  L’Internet est présenté … comme une nouvelle agora ouverte où l’on peut pratiquer enfin une démocratie directe ou une cyberdémocratie».

Il a évoqué dans l’un de ses ouvrages  l’expression « Internet Social » qui signifie selon lui «  des communautés d’internautes organisées en fonctions d’intérêts communs (comme musique, le sport et même des intérêts professionnels), liés par l’amitié et animées par le désir de rester en contact avec les amis ».

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Il y a eu ainsi, l’émergence des blogs qui permettaient à des catégories sociales exclues de la communication publique « de disposer d’un moyen d’expression individuel ». Idem pour Facebook.  Internet a permis aux marginalités politiques sociales ou culturelles « d’acquérir une visibilité sociale », en favorisant «  le contournement des multiples dispositifs de censure, de contrôle et de coercition ».

Nombreuses sont les aventures vécues par les bloggeurs tunisiens au moment du déclenchement de ces événements, à savoir : Haythem Mekki (ByLasKo), Slim Amamou (@Slim404), Lina Ben Mhenni (Tunisian Girl), Sami Ben Gharbia (co-fondateur de Nawaat), Azyz Amami (@Azzyoz), Sofiane Chourabi, Yassine Ayari, Emna Ben Jemaa (Emma Benji).etc.

Noté dans l’enquête de Abdelaaziz Hali (journaliste reporter au journal Tunisien « La Presse »), les mouvements des bloggeurs  ont commencé réellement en 2010, « quand Amine Kouchlef exaspéré par la censure sur la Toile tunisienne posta une photo sur facebook dénonçant l’excès de censure dans nos contrées avec une pancarte où était écrit : « Sayeb Salah » ».

Popularisation de Facebook en Tunisie

En fait, Facebook a connu une popularité en Tunisie, à partir de 2009. Sadok Hammami affirme que «  les usages de Facebook ne se limitent pas uniquement à la sphère personnelle. De plus en plus de Tunisiens utilisent Facebook à des fins politiques et idéologiques ». Il ajoute que «  Facebook élargit les possibilités de communication publique en permettant aux gens ordinaires et aux personnes marginalisées d’intervenir dans le débat public ».

Après les évènements du 14 janvier 2011, les réseaux sociaux ont commencé à posséder beaucoup plus de l’ampleur. Il y a même ceux qui pensent que Facebook a crée ces évènements.

Dans l’ouvrage de Mounir Bensaleh (spécialiste en SIC), « Réseaux sociaux et révolutions arabes », publié en 2012, le médecin et le blogueur marocain Hisham Almiraat déclare « ll serait un peu exagéré de prétendre qu’Internet a suffi à imposer le respect de la dignité des citoyens. Mais, il y a beaucoup participé dans notre région du monde (le monde arabe) dans le sens où  il a donné une voix au citoyen ordinaire ».

De son coté, Latifa Choukri, blogueuse marocaine et photographe animatrice pense que «  les médias sociaux ont dévoilés des sujets très sensibles que les médias traditionnels ne pouvaient pas aborder en toute liberté et objectivité. Facebook et Twitter sont des instruments qui permettent de montrer les abus, soulever les vraies préoccupations du peuple, et bien entendu faire tomber les tabous quels qu’ils soient : politiques, sociaux, religieux, économiques ».

Ce qui est sûr et certain, c’est que Facebook était présent dans le quotidien tunisien mais pour des usages personnelles ou à vocation commerciale ou culturelle. Mais jamais nous nous rappelons de l’usage de ce média social à vocation sociale ou politique. Au contraire, même l’usage culturel ou économique a évolué après ces événements. Auparavant, les publications des internautes se limitaient au changement de photos de profits, au partage des chansons d’amour et de chagrin et aux commentaires liés à l’actualité des artistes.

Bien que l’accès à Facebook sur le téléphone portable soit gratuit grâce à l’opérateur téléphonique Oorido (ex Tunisiana), les tunisiens étaient trop fermes dans leurs usages. Et généralement, les contestataires du régime de Ben Ali avaient recours  au blog notamment le BLOGSPOT de Google.

Auparavant les tunisiens partageaient aussi les chansons et les séquences vidéos sur Facebook. On ne parlait ni de Haute résolution ou de Full Hd, mais plutôt de vidéo de qualité médiocre qui ne dure que quelques minutes alors que nous utilisons un matériel audiovisuel sophistiqué dans nos chaines ou dans nos agences de production. L’accès à YouTube était tout simplement interdit. Il fallait se connecter à travers Hotspot par exemple, pour visionner des vidéos déjà publiées par des opposants tunisiens résidents à l’étranger sur YouTube.  Les cas de censure étaient nombreux sur la toile et c’est dû à Ammar 404 auquel n’échappe aucune personne curieuse.

Facebook, déclencheur de la révolution ?

A l’époque de Ben Ali, les régions du nord de la Tunisie et des régions sahéliennes profitaient des bonnes conditions de vie et ce sur tous les plans (éducation, santé, culture, économie.etc) alors que les autres régions étaient méprisés par le régime pour des raisons qu’on ignore réellement jusqu’à présent. Si chaque pays du monde cherche à développer l’infrastructure de toutes ses régions, le régionalisme tunisien était au cœur des problèmes sociaux et politiques et tunisiens.

Tout le monde souffrait mais quelques uns osaient parler. Les autres se taisaient sous-prétexte d’être emprisonnés ou torturés. C’est pour cela que certains pensent que les vrais militants sont ceux qui ont contesté le régime de Ben Ali à haute voix et non pas ceux qui ont croisé les bras en attendant que les événements du 17 décembre 2010 aient lieu. D’autres pensent que ceux qui ont quitté le pays  et contesté le régime de Ben Ali depuis les châteaux de Londres ou de Paris ne sont pas considérés comme des militants aussi, vu qu’ils profitaient à l’étranger d’une belle vie au moment où les tunisiens du nord-est ou du centre ou du sud du pays souffraient.

Mais est ce qu’il y avait Facebook dans ces régions de contestation en Tunisie ? Il y avait le 0.facebook mais il n’y avait pas une bonne connexion Internet. Et d’ailleurs, au moment de la révolution, les bloggeurs étaient appelés à ramener une clé Orange 3 G+ pour avoir accès au monde virtuel et encore, la connexion n’était pas de bonne qualité. Ce qui confirme nos doutes sur l’élément déclencheur de ces événements.

Beaucoup de sociologues dont leurs travaux de recherche se trouvent à la faculté de 9 avril et autres universités tunisiennes et étrangères, confirment que c’est la situation sociale dont souffraient ces contestataires tunisiens qui les a poussés à révolter.

 Et si nous relisons l’enquête de Abdelaaziz Hali (journaliste reporter au journal Tunisien « La Presse »), le bloggeur Amine Korchef a protesté sur la toile suite à la grève  des agents de l’Agence Tunisienne de l’Internet (ATI), en 2010. Quelque soit le motif de la grève, il y avait une situation sociale qui poussé ce bloggeur à bouger sur la toile. En parallèle, le pays vibrait depuis 2008, sous le rythme des grèves des employés de Phosphate Gafsa qui en ont marre de leur situation lamentable. De même, le slogan de ces événements était «  travail, liberté et dignité ». Que des causes sociales !

Entre autres, les faits confirment que Facebook a joué un rôle primordial au moment des événements du 17 décembre 2010 mais ce sont les problèmes sociaux dont souffrait le pays qui ont enflammé la situation. A partir du moment que les gens ont découvert l’interactivité du web 2.0, ils se sont accaparés la toile pour révolter et tout le monde suivait la révolte de ce peuple qui a décidé du jour au lendemain de rompre avec la dictature.

C’est juste une supposition scientifiquement prouvée par des recherches qui se trouvent dans les bibliothèques de nos universités mais tout le monde dit que Facebook est l’acteur moteur. Alors on se demande : Pourquoi Facebook n’a pas déclenché une révolution en Palestine ?

mon article

Nouha Belaid

belaid.nouha@gmail.com

Une journée sans Facebook… Ca vaut le coup !

575009_292935697455490_100002171873210_662075_961905718_nUne journée sans Facebook… Ca vaut vraiment le coup ! Au début, je pensais que passer une journée sans ouvrir mon compte Facebook va perturber ma concentration et me démotiver. J’ai imaginé plusieurs situations parce que j’étais obligée de me remettre en question: Est ce que je dépends de Facebook ou mon domaine de recherche « les médias classiques et les médias sociaux », ma formation et ma tâche de community de management, dépendent de Facebook?

Mais sincèrement, le matin tôt, j’ai consulté comme à l’accoutumée via mon téléphone portable,  ma boite email. J’ai consulté aussi, les newsletters notamment celle du journal « Le Monde »…J’ai consulté quelques journaux tunisiens pour avoir une idée sur l’actualité_tunisienne. J’ai consulté d’autres sites que j’adore et que je les suis quotidiennement. Et à chaque fois que je me connecte au wifi, je reçois les notifications de Facebook mais je ne m’intéressais pas à ces éléments perturbateurs de mon rythme de vie naturel, en dehors de Facebook. Je cliquais tout simplement sur « EFFACER » car je ne cherchais pas à savoir qui m’a contacté via Facebook. C’était mon dernier soucis car une personne qui me cherche vraiment, pourra m’envoyer un email ou me faire un coup d’appel.

Et si je tenais le téléphone portable entre mes mains, c’était juste pour consulter ma boite email ou pour vérifier une information entendue parler d’elle quand j’achetais mon café à Brunch Café ou aurpès d’un collègue à l’université…  sinon pour découvrir quelques sites sur la toile ou lire des études scientifiques ou des rapports pédagogiques. Oui, connectée à mon wifi 3G+,  j’utilisais mon téléphone portable pour ces raisons et je n’avais pas un autre soucis.

Accro à Facebook ?

Je ne suis pas accro à Facebook mais plutôt à tout support qui circule l’information. J’aime lire, échanger, présenter mon avis et partager. J’adore cette interactivité que Facebook et les autres sites ou médias sociaux nous offrent. j’apprécie l’échange d’opinions opposées dans un espace public qui rassemble des milliers d’internautes de toute la planète. Et s’ils comptent un jour fermer Facebook, cela ne me dérangera pas mais l’essentiel, il faut que je trouve un autre support d’interactivité. Si nos ancêtres trouvaient dans les salons culturels un espace pour faire des échanges, contester une décision prise par leur gouverneur ou proposer des solutions, moi et les autres internautes comme moi, nous trouvons dans Facebook cet espace public pour débattre des sujets dont les thématiques qui nous interpellent sont communes ( Info Com, politique nationale, pédagogie numérique, actualité des médias.etc.).

C’est ce soif informationnel qui m’intrigue et qui me pousse à utiliser Facebook comme canal de communication pour partager l’information. Et d’ailleurs, je suis revenue très tôt à mon compte Facebook parce que je devrai avoir l’avis d’une amie sur un sujet sinon j’aurai pu rester dans mon autre monde virtuel rempli de sites d’information à savoir Scoop.it, Pinterest, twitter et des sites de journaux.

Facebook, un outil favorable d’échange ?

Si beaucoup d’individus ont pensé que je suis accro à Facebook, beaucoup d’autres ne savent pas comment Facebook pourra servir à un échange positif. Et la question qui se pose suite à cette expérience d’isolation qui a duré une journée: Est ce que Facebook favorise l’échange positif ou négatif ?

Sincèrement, assez de gens, je les ai connus sur Facebook… Assez d’idées ont été lancées sur Facebook et assez de projets ont été discutés sur Facebook… Chose promise, c’est que Facebook ne pourrait pas vraiment m’offrir une information crédible vu que jusqu’à présent il n’a pas une ligne éditoriale à l’instar des journaux  électroniques mais il peut jouer le rôle de médiateur et établir un lien entre deux personnes connectées voir les membres d’une communauté.

 Il n’y a plus des océans qui séparent les amoureux.. Il n’y a plus de distance qui séparent les investisseurs et les hommes d’affaires… Il n’y a plus de contraintes pour échanger et partager grâce à Marck Zuckerburg. Mais nous pouvons peut être trouver des normes pour cet échange et assurer un cadre clair qui organise nos pratiques pour que nous nous ne dépassions pas les limites. A faut d’exagérer, nous pouvons se perdre dans le tourbillon des rumeurs ou des mauvaises pratiques qui mènent au divorce, au suicide et autres.

 Pour finir, cette journée sans Facebook m’a fait gagner du temps que je passais auparavant en discussion cachée parfois avec quelques amis sinon en échange de commentaires avec des internautes dans des groupes ou su les murs d’une page. Mais généralement, je ne chatte pas beaucoup car c’est rare que les échanges d’idées  se discutent  à travers le « chat » mais plutôt à travers les commentaires successifs, sinon via une discussion instantanée qui ne dépasse pas les  quelques minutes.

Bref, apprenez à communiquer sans abuser mais comme l’a dit Abderahmene Ibnou Khaldoun  » l’homme de nature est un être sociable « … Si vous voulez foncer dans le terme  » sociabilité » alors là, les problèmes réels vont émerger vers le virtuel et les remèdes en temps réel pourront peut être valables en temps virtuel… Mais n’abusez pas ! si vous abusez en buvant la Coca Cola, vous risquez d’avoir des kilos supplémentaires, si vous abusez en travaillant jour et nuit, vous risquez d’être sur-ménagés et soyez conscients que si vous abusez avec Facebook, vous risquez de perdre votre vie…  C’est à vous de décider.. A prendre ou à laisser ! Mais nos enfants âgés entre 13 ans et 18 ans ont besoin d’être éduqués. Il faut peut peut être lancer un sondage auprès d’eux pour voir s’ils sont majeurs et vaccinés dans leurs usages de Facebook.

A noter, je reviens dans quelques secondes à mon Facebook. n’hésitez pas de partager avec moi tout contenu désirable. Mais je suis désolée, je ne réponds pas toujours aux messages. Pour cette option, je suis disponible beaucoup plus sur ma boite email. Information que je répète mille fois à mes étudiants. Et chaque site sur la toile a son propre motif.

Nouha Belaid

belaid.nouha@gmail.com