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La 4ème conférence annuelle de l’Organisation Mondiale du Tourisme – Médias et Tourisme – Octobre 2015

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Colloque – Dakar 2015 – Les médias en Afrique : bilan, enjeux et perspectives

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« Les médias en Afrique, cinquante ans après le soleil des indépendances : bilan, enjeux et perspectives », était le thème du colloque organisé  récemment, par le réseau international de recherche Théophraste et le CESTI.

Des professeurs et des chercheurs éminents ont participé à cette rencontre scientifique que le réseau Théophraste a pris l’habitude d’organiser chaque année, dans l’un des pays francophones. La Tunisie avait d’ailleurs, l’honneur d’accueillir ce réseau de recherche, en 2011, au CAPJC. Cette année, le colloque a eu lieu à Dakar, afin de fêter le cinquantième anniversaire du CESTI.

Cette année, le colloque a mis l’accent sur quatre axes complémentaires : les médias et le processus de démocratisation en Afrique, la régulation et l’autorégulation, la formation en journalisme en Afrique et les enjeux liés aux médias sociaux.

Tidiane DIO (Université Paris Sorbonne Nouvelle) a souligné que « l’arrivée ou le retour annoncé de certains groupes français en Afrique pourrait bien faire, penser, quelque part, à une tentative de reconstitution de [l’empire médiatique français perdu] ». Alors même le basculement vers le numérique était une opportunité pour la France pour qu’elle reformule son existence sur la scène médiatique africaine vu le besoin qui s’est imposé.

De leurs côtés, Sarr IBRAHIMA (CESTI – Dakar) et Ndiaga LOUM (UQQ – Canada) ont mis l’accent sur la relation complexe qui rassemble le journaliste et le politique au Sénégal, en affirmant que «  la pluralité [médiatique] s’inscrit dans la pratique malgré des restrictions provenant de l’Etat ». Selon leurs propos, la liberté de l’information au Sénégal « reste suspendue à l’épreuve des temps politiques ». Ce qui a poussé d’ailleurs, Marie Soleil FRERE (Université Libre de Bruxelles) de se poser la question suivante : vers un système médiatique pluraliste autoritaire en Afrique francophone ?. Il s’agit d’un système hybride qui selon elle, ne devrait pas être un soutien pour la démocratie mais plutôt « le fruit d’un projet politique abouti qui présente les apparences institutionnelles et symboliques de la démocratie ».

Cela nous pousse aussi à se poser des questions sur les modèles de concentration médiatique en Afrique. Henri ASSOGBA (Université de Laval)  pense que quelque soit le pays étudié, la régulation de la concentration dans le secteur des médias est un exercice difficile d’équilibriste étant donné qu’il est un peu complexe de « se préoccuper à la fois de la préservation du pluralisme d’information sans toutefois compromettre le dynamisme économique de l’information ».

Quant à Bernadette Renée LIKASSA FOUTOU (Université Bordeaux Montaigne), elle a choisi d’étudier les débats menés sur Internet, sur l’élection présidentielle anticipée de 2009, au Gabon et ce, en assurant une veille informationnelle sur des sites dédiées au Gabon ainsi que sur les médias sociaux les plus utilisés. Une analyse des discours a été aussi menée. Ce qui lui a permis de déduire à la fin que « les médias sociaux par rapport aux médias traditionnels, ont acquis une place privilégiée pour les débats démocratiques grâce à leur fluidité ». Et cela est le cas même en Tunisie, au point que certains pensent que Facebook a fait la révolution dans ce pays.

La Tunisie au cœur de ce débat démocratique

Lors de ce colloque, les recherches menées sur la Tunisie était au nombre de quatre et elles ont porté sur le paysage médiatique Tunisien, avant et après le 14 janvier 2011. Le public présent a salué à cette occasion les Tunisiens, pour la réussite de leur transition démocratique.

Nouha BELAID (IPSI –Tunisie) a analysé la couverture médiatique virtuelle de l’élection présidentielle 2014, effectuée par la chaine nationale publique « Wataniya 1 ». Cette dernière a mis à  la disposition de son public un nouveau site « Election 2014 ». Il s’est avéré qu’un petit décalage entre les candidats aux élections présidentielles a été enregistré sur le web, ce qui donne intérêt à accorder cette mission de monotoring virtuelle à la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA) en Tunisie. Le Président de la HAICA, Nouri LAJMI était d’ailleurs, parmi les intervenants à ce colloque. Il s’est posé la question suivante, lors de son intervention « quel avenir pour les médias de service public en Tunisie ?». Il  a récité ainsi les mesures à déployer pour mettre en œuvre une véritable culture de service public et de citoyenneté en Tunisie et les moyens à utiliser. Alors que Laarbi CHOUIKHA (IPSI – Tunisie) a choisi comme titre pour son intervention «  La HAICA dans la tourmente politico médiatique », en soulignant le contexte de la mise en place de la HAICA et les décisions prises par cette autorité ainsi que les expériences vécues sous la houlette des différents gouvernements.

La formation des journalistes en Afrique

On ne pourra jamais avoir une presse de qualité si on ne parle pas au même temps d’une formation riche et variée en journalisme, assumée au sein des universités ou des centres de formation, par des professeurs bien formés au métier.

« Le journalisme d’investigation, le  journalisme de surveillance et de contrôle par excellence, et que d’aucuns appellent à revaloriser et à réaffirmer est l’un des axes de la formation journalistique post révolution », a affirmé Hamida EL BOUR (IPSI – Tunisie), en affirmant que la formation au journalisme d’investigation en Tunisie est une formation à la mission de contrôle exercé par les médias.

Signalons ainsi que le mastère en journalisme d’investigation a été suspendu à l’IPSI, à partir de cette année universitaire.

Emergence des médias sociaux en Afrique

La scène médiatique africaine a vécu ces dernières années, l’émergence des médias sociaux. Oumou Salam DEME (Université Sophia/ Antipolice de Nice)  a choisi de souligner les enjeux enregistrés au niveau de la performance des apprenants, après avoir commencé à adopter les TIC comme appui à l’enseignement et à l’apprentissage. Et si Omou Slam s’est intéressée aux élèves de l’école primaire, Dikhaté DIARRA (Université Bordeaux Montaigne) a mis l’accent sur l’usage des médias sociaux dans construction et la co-construction de savoir chez les étudiants sénégalais.

Un autre volet a été traité  au niveau du dernier axe du colloque, est celui de  l’usage d’Internet. Houssein CHARMARKEH (Université d’OTTAWA) a  présenté un projet de recherche qui est en cours de réalisation et dont le thème est l’influence des innovations technologiques sur les médias numériques, en soulignant le rôle des incubateurs, startups et fab labs en Afrique.

De même, Internet a touché la pratique journalistique. Tel qu’il a été confirmé par Mamadou NDIAYE (CESTI – Sénégal)  qui a étudié l’impact d’Internet et des médias sociaux. Les journalistes ont adopté de nouvelles pratiques du jour au lendemain avant même d’être formés à ces nouveaux canaux de communication.

Pour conclure, cette rencontre scientifique fût intéressante et les échanges étaient fructueux. Il s’avère difficile de mettre l’accent sur toutes les problématiques du domaine du journalisme en Afrique mais quelques unes ont été traitées.

Quant à la scène médiatique tunisienne, elle a besoin encore d’une grande réforme. En présence de la HAICA et en absence d’un conseil de presse, la question de régulation et d’autorégulation met toujours en enjeu le métier. Et malgré toutes les expériences vécues, beaucoup de leçons sont à donner et beaucoup de formations devraient être menées au profit des journalistes pour qu’ils fassent évoluer la qualité de leurs productions médiatiques. Le soleil de la démocratie n’a pas encore touché réellement la scène médiatique tunisienne, étant donné que la relation entre journaliste et politique est au cœur du débat.

Nouha BELAID

 

Sauver la communication politique gouvernementale en Tunisie

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N.B: Cet article a été publié par HuffPost Tunisie le 26/11/2015

J’ai choisi d’emprunter le titre de l’ouvrage de Dominique WOLTON «  SAUVER LA COMMUNICATION » vu l’échec actuel du gouvernement tunisien dans sa communication politique, suite à l’attaque terroriste menée contre un bus de la garde présidentielle.

L’échec a été enregistré depuis le démarrage de la crise. Au moment où les citoyens attendaient à être rassurés par leurs protecteurs, gouverneurs de ce pays, le gouvernement a marqué un silence qui dépasse les trois heures. Une seule photo véhiculait sur les médias sociaux, celle du bus brûlé. Toute suite après, les agents de sécurité ont interdit l’accès aux journalistes aussi bien qu’aux citoyens vu la gravité de la situation. Il y avait partout les cadavres des victimes et les blessés encore vivants qui demandaient de l’aide. A vous ensuite d’imaginer la situation dans laquelle se trouvaient les agents de sécurité surtout qu’il s’agit d’une attaque contre leurs collègues.

Trois heures de silence et on critique les journalistes ?

Certains organismes médiatiques ont critiqué la violence menée de la part des agents de sécurité contre les journalistes qui étaient présents sur le champ de l’attaque. Le bilan de plus qu’une vingtaine d’agressions a été enregistré.

Ainsi on se demandait si les agents de sécurité étaient obligés de se comporter de cette manière agressive, alors que nous devrons être l’exemple de la démocratie après tout ce que nous avions vécu ces dernières années, depuis le 17 décembre 2010. Ce n’est pas la constitution tunisienne qui garantie le droit du citoyen à l’accès à l’information ? Que dire alors du journaliste ?! … D’ailleurs, ce n’est pas à l’agent de sécurité de rappeler le journaliste de la déontologie du métier, entre autres prendre ou non des photos mais plutôt d’assurer sa sécurité sur le champ de la bataille. Et si le journaliste  ne respecte pas la déontologie du métier, il sera critiqué par les institutions concernées.

En réalité, ces pratiques barbares commisses à l’égard des journalistes n’étaient pas une solution pour limiter la propagation de l’information car il n’y avait pas que les journalistes qui ont été à la recherche de l’information mais aussi les citoyens. Qu’est ce que vous attendez de ces citoyens vu que le gouvernement a passé plus que trois heures sans communiquer une information : aucun communiqué n’a été diffusé, aucune déclaration n’a été faite d’un haut responsable et aucun message  n’a été lancé sur Facebook.etc. On ne demandait pas des chiffres ou des confirmations mais un message rassurant pour calmer les tensions. Pire encore, le Président de la République a annoncé que la réunion avec le conseil de sécurité aura lieu le lendemain. On suppose que c’est le cas, faut-il réellement le dire au moment ou les Tunisiens attendent des directives immédiates pour mettre fin au terrorisme ?. ll a fallu leur dire : «  nous allons faire ! », en leur rappelant des derniers acquis sur le plan sécuritaire.

Gérer une crise, çà s’apprend !

C’est clair que le gouvernement tunisien, malgré toutes les crises vécues, ne sait pas encore gérer sa communication de crise, en absence d’une stratégie claire.

De plus malgré tous les textes lois, malgré le prix Nobel et les milliers de conflits vécus, la liberté d’expression et de l’accès à l’information est toujours remise en question car les responsables politiques ne savent pas encore que la question de l’information, avant qu’elle devienne un enjeu professionnel ou économique, elle est au cœur de la vitalité démocratique elle-même, tel qu’il a été déclaré par le philosophe Edwy PLENETL. Il a ajouté d’ailleurs que «  proclamer ce dit, c’est ainsi refuser la confiscation de la politique par ceux qui prétendent savoir quand d’autres ne pourraient jamais savoir ».

D’un autre coté, PLENEL confirme dans son ouvrage « Le droit au savoir » qu’un journaliste fait son boulot quand il informe le public ce qui lui échappe, ce qu’on lui cache, ce que lui est méconnu ou inconnu. Donc on se demande si le bureau de communication du Ministère de l’Intérieur a déjà de bonnes relations avec les médias. Et là se manifeste le vrai boulot des relations publiques car ces relations deviennent plus importantes durant une crise. On pourrait même devenir un Spin doctor grâce aux liens forts que nous avons tissés auparavant avec des leaders d’opinion dans des entreprises médiatiques.

Comme l’a déjà dit Dominique WOLTON, «  communiquer n’est pas un jeu d’enfant » mais c’est un travail de ruse. Il faut être rusé pour savoir gérer une crise et cela nécessite des aptitudes communicationnelles de haute qualité : rapidité, instantanéité, fluidité de réponse, intelligence.etc. Comme cela peut aussi se développer avec le temps via les formations mensuelles du personnel. Mais aussi il faut  toujours faire l’évaluation finale de chaque crise vécue  pour tirer des leçons et apprendre à réagir dans une deuxième occasion, sachant que les plans de communication diffèrent selon le contexte à savoir le contexte spatio-temporel et les acteurs. Les enjeux d’une crise ne sont pas toujours les mêmes mais un plan de communication préparé à l’avance pour gérer une crise est toujours appréciable, à savoir : un discours déjà filmé et adaptable à toutes les situations, un communiqué de presse déjà préparé.etc.

Nouha BELAID

 

PARIS communique et la TUNISIE ?


Au début de 2015, la Tunisie et la France ont vécu deux attaques sanglantes : attaque de CHARLIE HEBDO et attaque du Musée de BARDO. Deux attaques qui ont été critiquées dans tous les coins du monde et la majorité des pays ont exprimé leur solidarité avec les pays victimes. Nous avons assisté à des marches pacifiques critiquant ces attaques barbares et nous avons vu des milliers de reportages sur les médias confirmons que ces deux pays restent en paix. Mais comment la France est-elle actuellement, cinq mois après son attaque qui a été le sujet de tous les médias sur cette planète ? Et où est la Tunisie actuelle de tout cela ?

La Tunisie traverse une crise remarquable. Dans tous les lieux touristiques, les touristes sont moins nombreux que les années précédentes. Les employés de l’artisanat réclament l’absence des ventes. Que vous soyez à Hammamet ou à Sousse, il y a moins de mouvement et donc moins d’achat.

Par contre, à Paris, avec ce soleil qui réchauffe ces jours-ci la méditerranée, il y a plein de monde venu des différents pays notamment des pays asiatiques. J’étais d’ailleurs, il y a quelques jours à Paris et j’étais surprise par le nombre de touristes. Je me suis posée la question : Paris est-elle plus belle que la Tunisie ? Mais nous avons aussi, en Tunisie, des monuments historiques et des sites archéologiques qui sont plus anciens que l’histoire de Paris. Pourquoi les touristes sont présents à Paris et ils s’absentent en Tunisie ? Une Française m’a répondu : « Il n’y a pas de sécurité en Tunisie, surtout avec l’attaque du musée de BARDO ».  Je lui ai répondu : « Mais vous avez vécu aussi une attaque sanglante au début de cette année. Pourquoi les touristes vous font confiance et viennent passer leurs vacances chez-vous ? ».

Je passais des nuits assise au bord de la scène de France, réfléchir sur cette question, en se rappelant des détails de mon voyage et en comparant mon pays à la France.

La majorité des jeunes Tunisiens, a  l’habitude d’ignorer ses origines quand elle quitte le pays mais j’ai voulu toujours faire partie de cette communauté qui observe le modèle étranger, s’inspire, se pose des questions et pourquoi pas proposer des remèdes. J’avais une simple réponse aux questions qui m’interpellent sur cette chute que traverse mon pays et ce que la France est en train de vivre : PARIS communique.

Faute de communication et non pas de moyens

PARIS

Personne ne peut ignorer que la Tunisie est un pays en voie de développement mais ce problème de chute économique et touristique est faute de communication et non pas de moyens.

En France, à partir du moment où vous mettez le pied dans l’aéroport, vous commencez à découvrir ce pays, à travers les affiches qui décorent les murs, les panneaux publicitaires, les écrans télé qui diffusent des spots attirants. Même les messages qu’ils utilisent dans leurs  publicités, sont simples et vous font évader. A titre d’exemple «  Débarquez dans l’avenir ! ».

Et quand vous passez par la douane française, il y a le sourire chaleureux qui vous accueille en vous souhaitant un bon séjour. Vous commencez déjà à être éblouie par les images puis par le comportement des gens. Ce n’est pas le ministère du tourisme qui est le seul moteur du processus d’attraction mais aussi les citoyens français.

Vous appréciez la mise en ordre des objets, la propreté des moyens de transport commun et des rues et la clarté des affiches d’indication de chemin mais vous êtes impressionnez par la manière avec laquelle on vous parle, on vous répond, on vous sourit, on vous vend les choses.etc.

Si vous passez dans la rue, à Tunis et un homme vous sourit, soyez sûr qu’il est en train de vous draguer. Mais un sourire Français signifie tout simplement un salut. Une fois, une française critiquait sa copine qui saluait de haut de la scène, les passagers des bateaux qui traversent la scène. Sa copine lui a répondu : «  Tu n’imagines pas comme il est beau ce sentiment quand tu fais la salut à une personne que tu ne connais pas. Juste pour lui dire « Salut ». C’est cela l’humanité ».

C’est vrai que les Français ont leur mode de vie accéléré. Mais ils sont aussi chaleureux. Aucun Français ne vous refuse une demande de prise de photo pour vous. Aucun Français ne vous ignore quand vous lui demandez une information. Et même quand vous entrez dans un magasin et vous n’achetez rien, il vous souhaite une excellente journée.

En France, tout le monde communique. L’Etat communique, le Maire de Paris communique, les citoyens communiquent.etc. La communication s’applique dans toutes ses formes : verbale, non verbale, publique, sociale, culturelle.etc.

Et le remède ?

La sécurité que ressentent les touristes à Paris ne se manifeste pas dans le nombre des agents de sécurité qui circulent dans la rue. Bien au contraire, les agents de sécurité en France sont beaucoup moins nombreux que les agents de sécurité en Tunisie. Ils sont omni absents.

Mais les images, les messages des affiches publicitaires, le sourire des Français et la qualité d’accueil soulagent les touristes. Le remède dépend d’une part de  la mentalité des gens et de la culture dans laquelle nous nous sommes nées et d’autre part, de la stratégie de communication de notre Etat.

Commençons par ce dernier, le Ministère du Tourisme en Tunisie, a-t-il vraiment établi une bonne stratégie de communication sur la saison d’été ? Pourquoi on ne voit pas des affiches sur la Tunisie au cœur de Paris par exemple ? Ou à l’aéroport Tunis Carthage ? Ou dans les zones touristiques ?

Pourquoi aussi, nous lançons des actions sans assurer leur bonne promotion ? Et si par exemple, on affiche en gros à l’aéroport Tunis Carthage un panneau publicitaire qui annonce que les deux légendes du football mondial et de l’AC Milan, Gennaro Gattuso et Andry Shevchenko, sont à Tunis. A l’aéroport Charles De Gaulle, on annonce les dates des expositions.

Et si nous utilisons les écrans télévisés pour passer des documentaires de quelques minutes sur Tunis, au sein de l’aéroport, dans les salles d’attentes ? Les gens s’influencent par les images et les vidéos. En plus, cela tue l’ennui d’attente et soulage les esprits.

Mis à part cela, nous défendons l’émancipation féminine alors que nous n’arrêtons pas de gêner les femmes. Même les touristes se sentent gênées chez nous. Après leur séjour à Tunis, ils quittent avec une image d’un pays de complexes.

Certes, avant de demander à l’Etat de travailler sur une bonne stratégie de communication, c’est à nous d’apprendre à communiquer. Cette culture d’échange de salut et de sourire n’existe pas chez nous. Nous avons toujours tendance à draguer ou à être dragué. Nous oublions toujours que le client est le roi. Qu’on devienne alors, plus chaleureux, plus aimables, plus gentils et plus compréhensifs pour que le peu de touristes qui vient, transmet une image positive sur la Tunisie et recommande notre pays à d’autres personnes. Qu’on communique aussi, sur nos médias sociaux et dans nos médias classiques en partageant toujours une belle image sur ce pays. L’initiative de rehausser le pays n’est pas individuelle mais elle devra être collective,  sous la houlette des membres de  la société civile. Il faut que la TUNISIE communique !

Nouha BELAID

La communication, une spécialité multidisciplinaire

cropped-interaction1.jpgLa communication‬ a été depuis la nuit des temps, un domaine multidisciplinaire. Elle trouve ses origines dans d’autres domaines à savoir l’informatique, la sociologie, les sciences politiques, la psychologie, le marketing.etc.

De même, un média ne se limitait jamais à la presse papier ou la TV ou la radio. Un média, c’est un canal de communication. Il pourrait être un film, une affiche, un livre, une brochure.etc. Et là les diplômés en communication ou plutôt en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC) se croisent avec ceux qui font de la publicité graphique ou de la communication multimédia ou de la production audiovisuelle. Si ces disciplines sont divisées, un communicateur devrait savoir tout. Il doit manipuler au moins le photoshop et l’illustrateur. Et pourquoi ne pas avoir des connaissances en matière de 2D et 3D? Il doit savoir les bases du montage, comment rédiger son scénario et le réaliser. Ajoutons aussi des connaissances en matière de sondage et les méthodes de sa réalisation.

Bref, la communication est un art. Et si le communicateur est systématiquement un bon journaliste, ce dernier ne pourra pas l’être aisément. Nous parlons de: la communication politique, la communication marketing, la communication événementielle, la communication publique, les relations publiques. Etc.

Les médias sont des moyens pour mener des campagnes dans ce sens, selon votre media planning. Mais jamais nous pourrons être des bons communicateurs depuis notre naissance. Nous pourrons avoir du talent mais certaines choses en nous sont à développer à savoir le discours et les signes d’expression. Je finis par confirmer que les médias sociaux ont poussé à l’émergence d’un nouveau job: le‪#‎community_management‬. Ce dernier communique avec des communautés virtuelles.

Voilà un petit tour autour de ce monde que j’ai toujours apprécié. Je suis ‪#‎communicatrice‬ et j’aime ma spécialité d’études. Elle m’a poussée à faire un tour sur tout cela à travers l’expérience professionnelle au moment ou la majorité des diplômés en SIC comme moi se limitait au journalisme. La communication est un choix et non pas une obligation. Il faut aimer être un communicateur.

Nouha Belaid

Tunisie – Facebook a-t-il déclenché les événements du 17 décembre 2010 ?

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N.B: Cet article a été publié le 05 Janvier 20115, dans le journal algérien « Chiffres d’affaires », après l’avoir actualisé.

Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un jeune chômeur, s’immole par le feu, devant le gouvernorat de Sidi Bouzid (ouest de la Tunisie). Et depuis, plusieurs manifestations ont eu lieu contre la dictature. Le slogan de ces manifestations était «  travail, liberté et dignité ». Mais est ce que Facebook a déclenché ces manifestations tenues dans le cadre des événements du 17 décembre 2010 ?… Si c’était le cas, pourquoi Facebook n’a pas déclenché une révolution en Palestine ?

Le 14 janvier 2011, Ben Ali a quitté le pays après avoir prononcé des discours qui n’ont pas plu au peuple tunisien. On parle aujourd’hui, du président déchu qui s’est installé en Arabie Saoudite. Or, jusqu’à aujourd’hui nous nous  n’arrive pas à nommer les évènements du 17 décembre 2010 ou du 14 janvier 2011. Certains disent que c’est une révolution et d’autres pensent que c’est juste un soulèvement.

« C’est un  mouvement dépourvu d’une direction et d’un programme révolutionnaire, il ne correspond à aucun des modèles auxquels on a pris l’habitude de se référer pour parler de révolution, ni aux révolutions démocratiques dont le prototype est la révolution française, ni aux révolutions socialistes, ni aux révolutions nationales contre la colonisation, ni à la révolution islamique de l’Iran…etc. C’est un mouvement social qui s’est politisé progressivement plus par le rejet du pouvoir de Ben Ali et de sa politique que par adhésion à  un projet ou à un programme politique », tel qu’il a été expliqué par  Mohamed Chérif Ferjani (universitaire) dans son article «  Inspiration et perspectives de la révolution tunisienne », publié en 2011, dans « cahiers de confluences Révoltes Arabes : premiers regards ».

Au lendemain du 14 janvier,  d’anciens et de nouveaux  partis politiques ont commencé à émerger, jusqu’à ce que les élections de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) aient été tenues le 23 octobre 2011, date des premières élections démocratiques dans l’histoire de la Tunisie. Et voilà que nous avons élu, le 26 octobre 2014,  le deuxième conseil du peuple et nous participerons prochainement, au deuxième tour des élections présidentielles. Mais jusqu’à présent, nous ignorons si vraiment Facebook a déclenché les événements du 17 décembre 2010 ou non.

Développent des pratiques des tunisiens sur la toile

Dans son livre «  Extensions du domaine des médias », Sadok Hammami (universitaire) a mis l’accent sur l’émergence de l’Internet dans la société tunisienne et l’évolution des usages des réseaux sociaux notamment Facebook. Il a souligné que ce sont les jeunes générations qui se sont intéressées au début à l’Internet et aux réseaux de partage, d’échange et de communication. Or, l’arrivée de l’Internet a élargi les champs de l’influence politique en tant qu’un moyen de renouvellement de la politique. Il a crée une sorte d’interactivité et de participation des publics. Sadok Hammami affirme «  L’Internet est présenté … comme une nouvelle agora ouverte où l’on peut pratiquer enfin une démocratie directe ou une cyberdémocratie».

Il a évoqué dans l’un de ses ouvrages  l’expression « Internet Social » qui signifie selon lui «  des communautés d’internautes organisées en fonctions d’intérêts communs (comme musique, le sport et même des intérêts professionnels), liés par l’amitié et animées par le désir de rester en contact avec les amis ».

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Il y a eu ainsi, l’émergence des blogs qui permettaient à des catégories sociales exclues de la communication publique « de disposer d’un moyen d’expression individuel ». Idem pour Facebook.  Internet a permis aux marginalités politiques sociales ou culturelles « d’acquérir une visibilité sociale », en favorisant «  le contournement des multiples dispositifs de censure, de contrôle et de coercition ».

Nombreuses sont les aventures vécues par les bloggeurs tunisiens au moment du déclenchement de ces événements, à savoir : Haythem Mekki (ByLasKo), Slim Amamou (@Slim404), Lina Ben Mhenni (Tunisian Girl), Sami Ben Gharbia (co-fondateur de Nawaat), Azyz Amami (@Azzyoz), Sofiane Chourabi, Yassine Ayari, Emna Ben Jemaa (Emma Benji).etc.

Noté dans l’enquête de Abdelaaziz Hali (journaliste reporter au journal Tunisien « La Presse »), les mouvements des bloggeurs  ont commencé réellement en 2010, « quand Amine Kouchlef exaspéré par la censure sur la Toile tunisienne posta une photo sur facebook dénonçant l’excès de censure dans nos contrées avec une pancarte où était écrit : « Sayeb Salah » ».

Popularisation de Facebook en Tunisie

En fait, Facebook a connu une popularité en Tunisie, à partir de 2009. Sadok Hammami affirme que «  les usages de Facebook ne se limitent pas uniquement à la sphère personnelle. De plus en plus de Tunisiens utilisent Facebook à des fins politiques et idéologiques ». Il ajoute que «  Facebook élargit les possibilités de communication publique en permettant aux gens ordinaires et aux personnes marginalisées d’intervenir dans le débat public ».

Après les évènements du 14 janvier 2011, les réseaux sociaux ont commencé à posséder beaucoup plus de l’ampleur. Il y a même ceux qui pensent que Facebook a crée ces évènements.

Dans l’ouvrage de Mounir Bensaleh (spécialiste en SIC), « Réseaux sociaux et révolutions arabes », publié en 2012, le médecin et le blogueur marocain Hisham Almiraat déclare « ll serait un peu exagéré de prétendre qu’Internet a suffi à imposer le respect de la dignité des citoyens. Mais, il y a beaucoup participé dans notre région du monde (le monde arabe) dans le sens où  il a donné une voix au citoyen ordinaire ».

De son coté, Latifa Choukri, blogueuse marocaine et photographe animatrice pense que «  les médias sociaux ont dévoilés des sujets très sensibles que les médias traditionnels ne pouvaient pas aborder en toute liberté et objectivité. Facebook et Twitter sont des instruments qui permettent de montrer les abus, soulever les vraies préoccupations du peuple, et bien entendu faire tomber les tabous quels qu’ils soient : politiques, sociaux, religieux, économiques ».

Ce qui est sûr et certain, c’est que Facebook était présent dans le quotidien tunisien mais pour des usages personnelles ou à vocation commerciale ou culturelle. Mais jamais nous nous rappelons de l’usage de ce média social à vocation sociale ou politique. Au contraire, même l’usage culturel ou économique a évolué après ces événements. Auparavant, les publications des internautes se limitaient au changement de photos de profits, au partage des chansons d’amour et de chagrin et aux commentaires liés à l’actualité des artistes.

Bien que l’accès à Facebook sur le téléphone portable soit gratuit grâce à l’opérateur téléphonique Oorido (ex Tunisiana), les tunisiens étaient trop fermes dans leurs usages. Et généralement, les contestataires du régime de Ben Ali avaient recours  au blog notamment le BLOGSPOT de Google.

Auparavant les tunisiens partageaient aussi les chansons et les séquences vidéos sur Facebook. On ne parlait ni de Haute résolution ou de Full Hd, mais plutôt de vidéo de qualité médiocre qui ne dure que quelques minutes alors que nous utilisons un matériel audiovisuel sophistiqué dans nos chaines ou dans nos agences de production. L’accès à YouTube était tout simplement interdit. Il fallait se connecter à travers Hotspot par exemple, pour visionner des vidéos déjà publiées par des opposants tunisiens résidents à l’étranger sur YouTube.  Les cas de censure étaient nombreux sur la toile et c’est dû à Ammar 404 auquel n’échappe aucune personne curieuse.

Facebook, déclencheur de la révolution ?

A l’époque de Ben Ali, les régions du nord de la Tunisie et des régions sahéliennes profitaient des bonnes conditions de vie et ce sur tous les plans (éducation, santé, culture, économie.etc) alors que les autres régions étaient méprisés par le régime pour des raisons qu’on ignore réellement jusqu’à présent. Si chaque pays du monde cherche à développer l’infrastructure de toutes ses régions, le régionalisme tunisien était au cœur des problèmes sociaux et politiques et tunisiens.

Tout le monde souffrait mais quelques uns osaient parler. Les autres se taisaient sous-prétexte d’être emprisonnés ou torturés. C’est pour cela que certains pensent que les vrais militants sont ceux qui ont contesté le régime de Ben Ali à haute voix et non pas ceux qui ont croisé les bras en attendant que les événements du 17 décembre 2010 aient lieu. D’autres pensent que ceux qui ont quitté le pays  et contesté le régime de Ben Ali depuis les châteaux de Londres ou de Paris ne sont pas considérés comme des militants aussi, vu qu’ils profitaient à l’étranger d’une belle vie au moment où les tunisiens du nord-est ou du centre ou du sud du pays souffraient.

Mais est ce qu’il y avait Facebook dans ces régions de contestation en Tunisie ? Il y avait le 0.facebook mais il n’y avait pas une bonne connexion Internet. Et d’ailleurs, au moment de la révolution, les bloggeurs étaient appelés à ramener une clé Orange 3 G+ pour avoir accès au monde virtuel et encore, la connexion n’était pas de bonne qualité. Ce qui confirme nos doutes sur l’élément déclencheur de ces événements.

Beaucoup de sociologues dont leurs travaux de recherche se trouvent à la faculté de 9 avril et autres universités tunisiennes et étrangères, confirment que c’est la situation sociale dont souffraient ces contestataires tunisiens qui les a poussés à révolter.

 Et si nous relisons l’enquête de Abdelaaziz Hali (journaliste reporter au journal Tunisien « La Presse »), le bloggeur Amine Korchef a protesté sur la toile suite à la grève  des agents de l’Agence Tunisienne de l’Internet (ATI), en 2010. Quelque soit le motif de la grève, il y avait une situation sociale qui poussé ce bloggeur à bouger sur la toile. En parallèle, le pays vibrait depuis 2008, sous le rythme des grèves des employés de Phosphate Gafsa qui en ont marre de leur situation lamentable. De même, le slogan de ces événements était «  travail, liberté et dignité ». Que des causes sociales !

Entre autres, les faits confirment que Facebook a joué un rôle primordial au moment des événements du 17 décembre 2010 mais ce sont les problèmes sociaux dont souffrait le pays qui ont enflammé la situation. A partir du moment que les gens ont découvert l’interactivité du web 2.0, ils se sont accaparés la toile pour révolter et tout le monde suivait la révolte de ce peuple qui a décidé du jour au lendemain de rompre avec la dictature.

C’est juste une supposition scientifiquement prouvée par des recherches qui se trouvent dans les bibliothèques de nos universités mais tout le monde dit que Facebook est l’acteur moteur. Alors on se demande : Pourquoi Facebook n’a pas déclenché une révolution en Palestine ?

mon article

Nouha Belaid

belaid.nouha@gmail.com

Une journée sans Facebook… Ca vaut le coup !

575009_292935697455490_100002171873210_662075_961905718_nUne journée sans Facebook… Ca vaut vraiment le coup ! Au début, je pensais que passer une journée sans ouvrir mon compte Facebook va perturber ma concentration et me démotiver. J’ai imaginé plusieurs situations parce que j’étais obligée de me remettre en question: Est ce que je dépends de Facebook ou mon domaine de recherche « les médias classiques et les médias sociaux », ma formation et ma tâche de community de management, dépendent de Facebook?

Mais sincèrement, le matin tôt, j’ai consulté comme à l’accoutumée via mon téléphone portable,  ma boite email. J’ai consulté aussi, les newsletters notamment celle du journal « Le Monde »…J’ai consulté quelques journaux tunisiens pour avoir une idée sur l’actualité_tunisienne. J’ai consulté d’autres sites que j’adore et que je les suis quotidiennement. Et à chaque fois que je me connecte au wifi, je reçois les notifications de Facebook mais je ne m’intéressais pas à ces éléments perturbateurs de mon rythme de vie naturel, en dehors de Facebook. Je cliquais tout simplement sur « EFFACER » car je ne cherchais pas à savoir qui m’a contacté via Facebook. C’était mon dernier soucis car une personne qui me cherche vraiment, pourra m’envoyer un email ou me faire un coup d’appel.

Et si je tenais le téléphone portable entre mes mains, c’était juste pour consulter ma boite email ou pour vérifier une information entendue parler d’elle quand j’achetais mon café à Brunch Café ou aurpès d’un collègue à l’université…  sinon pour découvrir quelques sites sur la toile ou lire des études scientifiques ou des rapports pédagogiques. Oui, connectée à mon wifi 3G+,  j’utilisais mon téléphone portable pour ces raisons et je n’avais pas un autre soucis.

Accro à Facebook ?

Je ne suis pas accro à Facebook mais plutôt à tout support qui circule l’information. J’aime lire, échanger, présenter mon avis et partager. J’adore cette interactivité que Facebook et les autres sites ou médias sociaux nous offrent. j’apprécie l’échange d’opinions opposées dans un espace public qui rassemble des milliers d’internautes de toute la planète. Et s’ils comptent un jour fermer Facebook, cela ne me dérangera pas mais l’essentiel, il faut que je trouve un autre support d’interactivité. Si nos ancêtres trouvaient dans les salons culturels un espace pour faire des échanges, contester une décision prise par leur gouverneur ou proposer des solutions, moi et les autres internautes comme moi, nous trouvons dans Facebook cet espace public pour débattre des sujets dont les thématiques qui nous interpellent sont communes ( Info Com, politique nationale, pédagogie numérique, actualité des médias.etc.).

C’est ce soif informationnel qui m’intrigue et qui me pousse à utiliser Facebook comme canal de communication pour partager l’information. Et d’ailleurs, je suis revenue très tôt à mon compte Facebook parce que je devrai avoir l’avis d’une amie sur un sujet sinon j’aurai pu rester dans mon autre monde virtuel rempli de sites d’information à savoir Scoop.it, Pinterest, twitter et des sites de journaux.

Facebook, un outil favorable d’échange ?

Si beaucoup d’individus ont pensé que je suis accro à Facebook, beaucoup d’autres ne savent pas comment Facebook pourra servir à un échange positif. Et la question qui se pose suite à cette expérience d’isolation qui a duré une journée: Est ce que Facebook favorise l’échange positif ou négatif ?

Sincèrement, assez de gens, je les ai connus sur Facebook… Assez d’idées ont été lancées sur Facebook et assez de projets ont été discutés sur Facebook… Chose promise, c’est que Facebook ne pourrait pas vraiment m’offrir une information crédible vu que jusqu’à présent il n’a pas une ligne éditoriale à l’instar des journaux  électroniques mais il peut jouer le rôle de médiateur et établir un lien entre deux personnes connectées voir les membres d’une communauté.

 Il n’y a plus des océans qui séparent les amoureux.. Il n’y a plus de distance qui séparent les investisseurs et les hommes d’affaires… Il n’y a plus de contraintes pour échanger et partager grâce à Marck Zuckerburg. Mais nous pouvons peut être trouver des normes pour cet échange et assurer un cadre clair qui organise nos pratiques pour que nous nous ne dépassions pas les limites. A faut d’exagérer, nous pouvons se perdre dans le tourbillon des rumeurs ou des mauvaises pratiques qui mènent au divorce, au suicide et autres.

 Pour finir, cette journée sans Facebook m’a fait gagner du temps que je passais auparavant en discussion cachée parfois avec quelques amis sinon en échange de commentaires avec des internautes dans des groupes ou su les murs d’une page. Mais généralement, je ne chatte pas beaucoup car c’est rare que les échanges d’idées  se discutent  à travers le « chat » mais plutôt à travers les commentaires successifs, sinon via une discussion instantanée qui ne dépasse pas les  quelques minutes.

Bref, apprenez à communiquer sans abuser mais comme l’a dit Abderahmene Ibnou Khaldoun  » l’homme de nature est un être sociable « … Si vous voulez foncer dans le terme  » sociabilité » alors là, les problèmes réels vont émerger vers le virtuel et les remèdes en temps réel pourront peut être valables en temps virtuel… Mais n’abusez pas ! si vous abusez en buvant la Coca Cola, vous risquez d’avoir des kilos supplémentaires, si vous abusez en travaillant jour et nuit, vous risquez d’être sur-ménagés et soyez conscients que si vous abusez avec Facebook, vous risquez de perdre votre vie…  C’est à vous de décider.. A prendre ou à laisser ! Mais nos enfants âgés entre 13 ans et 18 ans ont besoin d’être éduqués. Il faut peut peut être lancer un sondage auprès d’eux pour voir s’ils sont majeurs et vaccinés dans leurs usages de Facebook.

A noter, je reviens dans quelques secondes à mon Facebook. n’hésitez pas de partager avec moi tout contenu désirable. Mais je suis désolée, je ne réponds pas toujours aux messages. Pour cette option, je suis disponible beaucoup plus sur ma boite email. Information que je répète mille fois à mes étudiants. Et chaque site sur la toile a son propre motif.

Nouha Belaid

belaid.nouha@gmail.com