Médias traditionnels et médias sociaux, même combat contre le Coronavirus

Crédit photo@The_Star

Durant ce temps du coronavirus, l’information est devenue de plus en plus considérée comme un bien commun. Bien qu’il s’agisse de médias privés et d’autres publics, les médias assument une mission de service public. Certains journalistes travaillent à distance. D’autres ; reporters ou photographes, prennent des risques sur le terrain, mais tout en étant protégés durant l’exécution de leur activité.

En parallèle, les citoyens du monde entier, échangent des informations sur le virus, à travers les médias sociaux. Or ces derniers, notamment Facebook, ont pris la responsabilité pour d’une part, fournir des informations sur le virus, et d’autres part, garantir la crédibilité des informations.

Convergence médiatique

Bien que les premières informations sur le virus aient été communiquées par l’Organisation Mondiale de Santé (OMS) via les médias traditionnels, et ce, à travers l’organisation des points de presse quotidiens, pareillement en Tunisie et dans les autres pays du monde arabe, ils se sont trouvés par la suite appelés à partager leurs informations via les moyens de communication électroniques, afin d’éviter les risques de contamination.

Facebook a abrité ainsi les points de presse Live des institutions chargées du secteur sanitaire dans la majorité des pays du monde. Pour maintenir leurs relations avec les médias traditionnels, ces institutions se sont contentées de l’envoi d’un communiqué de presse par voie d’email ou de la participation à un débat télévisé ou radiophonique, en présence d’un nombre limité d’intervenants. Mais ces interventions médiatiques ont été également diffusées sur les sites web de ces médias ainsi que leurs comptes sur les médias sociaux.

Combattre les fausses nouvelles

Nous avons vécu pendant cette période de crise, la propagation de fausses nouvelles autour du virus. Pour lutter contre ces fausses nouvelles, Facebook a lancé une vaste campagne de vérification des informations en partenariat avec 60 organisations (AFP, Le Monde, etc.)pour examiner et évaluer les contenus, et ce, dans plus de 50 langues à travers le monde. Ainsi, des centaines de milliers de contenus ont été supprimés, 40 millions d’avertissements ont été affichés sur des fausses informations et près de 2 milliards d’utilisateurs orientés vers des sources officielles. Selon Facebook, « au cours du mois de mars, nous avons affiché des avertissements sur plus de 40 millions de publications Facebook, sur la base de 4 000 évaluations » effectuées par les fact-checkeurs ». « Lorsque les utilisateurs voient ces étiquettes de mise en garde, dans plus de 95% des cas, ils ne vont pas plus loin et ne consultent pas le contenu », affirme Facebook.

De même, un Centre d’informations sur le coronavirus a été mis en place par Facebook. La géolocalisation de l’internaute est prise en considération de façon que le centre lui affiche les autorités sanitaires et institutions publiques dans son pays, ainsi que les publications des personnes résidentes dans son pays.

Interface du centre d’informations sur le coronavirus

Concernant Twitter, suite à l’émergence des théories conspirationnistes imputant la propagation du coronavirus au déploiement de la 5G, il a décidé, à l’instar de YouTube et Facebook, de supprimer les tweets appelant à détériorer voire à incendier des antennes 5G,.  Il a annoncé ainsi : « Nous avons élargi nos directives à propos des allégations non vérifiées qui incitent les gens à se livrer à des activités nuisibles ».

We have broadened our guidance on unverified claims that incite people to engage in harmful activity, could lead to the destruction or damage of critical 5G infrastructure, or could lead to widespread panic, social unrest, or large-scale disorder. — Twitter Safety (@TwitterSafety) April 22, 2020

Collecte des fonds

Face au Covid-19, l’entraide et la solidarité sont fondamentales pour aider les personnes les plus durement touchées, et faire front ensemble. Certains médias dans le monde arabe ont assuré des téléthons pour la collecte des fonds consacrés à combattre ce virus. D’autres ont mis un numéro vert à la disposition des citoyens notamment les hommes d’affaires pour faire des dons. Mais les médias sociaux ont été également impliqués dans cette affaire en tant qu’entreprises citoyennes solidaires.

Ainsi, Facebook a lancé « Community Help », un outil qui permet à tous de s’entraider encore plus, en proposant ou en demandant de l’aide et en participant à des collectes de fonds. Ceci a permis à certains citoyens de partir en aide de leurs voisins ou autres, en leur faisant des courses, sinon, certains utilisateurs de Facebook se sont portés volontaires pour distribuer de la nourriture via des banques alimentaires, ou encore faire des dons à des associations de terrain.

Interface de l’application d’aide

A cette occasion aussi, le fondateur et patron de Twitter, Jack Dorsey, a fait un don de 1 milliard de dollars d’actions de sa société « Square », soit 28% de sa fortune, pour participer à la lutte contre le coronavirus.

Il est clair aujourd’hui, qu’il semble difficile de lutter contre le coronavirus sans passer par les plateformes électroniques notamment les médias sociaux. Médias traditionnels et médias sociaux plus que jamais entre complémentarité et concurrence !

Remarque : Cet article a été publié sur le site de l’Observatoire Arabe du Journalisme

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