Bilan RSF des violences contre les journalistes en 2018 : 59 journalistes en otage en Syrie, en Irak et au Yémen

Crédit Photo @Paris Match

En 2018, 80 journalistes ont été tués, 348 sont actuellement en détention et 60 sont otages. Tel qu’il a confirmé par le bilan annuel de Reporters Sans frontières (RSF). Ce sont des chiffres qui « traduisent une violence inédite contre les journalistes ».

En fait, il s’agit d’une évolution du nombre des journalistes professionnels tués, avec une hausse de 15% : 63 homicides en 2018 (pareil en 2016) contre 55 en 2017. La majorité des journalistes tués est composée des hommes dont fait partie d’ailleurs, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi. De même, onze journalistes syriens en sont victimes. Il s’agit de deux journalistes professionnels, huit non professionnels et un collaborateur de médias, qui étaient presque tous tués dans des bombardements.

De même, le nombre de journalistes détenus dans le monde est lui aussi en hausse : 348 en 2018 contre 326 en 2017. L’Arabie Saoudite et l’Egypte font partie des pays arabes qui détiennent un bon nombre de journalistes.

Quant aux journalistes en otage, le nombre d’otages a également augmenté de 60 journalistes kidnappés en 2018 contre 54 l’an dernier. Notons d’ailleurs que 59 d’entre eux sont détenus dans les zones de conflits à savoir la Syrie, l’Irak et le Yémen. La situation de ce dernier a été récemment qualifiée par l’ONU par « pire crise humanitaire au monde ». En fait, si les journalistes Yéménites ne meurent pas sous les bombes, ils périssent dans les prisons, victimes de mauvais traitements. C’est bien le cas de Anwar Al Rakan, décédé peu de temps après avoir été libéré vu qu’il était épuisé physiquement par la faim, la torture et la maladie pendant la période de détention par les Houthis.

« Les violences contre les journalistes atteignent un niveau inédit cette année ; tous les voyants sont au rouge », déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. En fait, « la haine contre les journalistes proférée, voire même revendiquée, par des leaders politiques, religieux ou des businessmen sans scrupules a des conséquences dramatiques sur le terrain et se traduit par une hausse inquiétante des violations à l’égard des journalistes. Démultipliés par les réseaux sociaux, qui portent à cet égard une lourde responsabilité, ces sentiments haineux légitiment ces violences et affaiblissent, un peu plus chaque jour, le journalisme et, avec lui, la démocratie. », ajoute-t-il.

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