« Inkyfada », un changement réel au niveau du web journalisme » à l’ère du web 3.0

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Jusqu’aux années 2005 et 2006, la presse électronique en Tunisie était un phénomène de mode alors que dans d’autres pays occidentaux et des pays du sud africain, ce genre de journalisme était en vogue. D’ailleurs, les premiers journaux en Tunisie, étaient à vocation économique, à savoir « Business news », « Kapitalis » , « Webmanager center », « Espace Manager ».etc. Le tunisien n’était pas assez familiarisé avec la presse du web, après avoir été habitué à  feuilleter un journal papier.

Le lecteur tunisien, s’il avait l’habitude de prendre son café matinal en feuilletant son journal avant de rejoindre son boulot, aujourd’hui, il a l’habitude de ramener son café avec lui au boulot pour consulter les news avant de démarrer sa journée. S’il lisait son journal papier en attendant le métro, dans la station de métro ou en attenant un ami dans un restaurant ou un café, aujourd’hui, il suffit de cliquer sur son Smartphone ou sa tablette pour avoir accès à l’application que mette à sa disposition son journal électronique ou qu’il ait un accès simple au site web. C’est selon cette optique que fonctionne «  Inkyfada » qui venait tout simplement pour faciliter la tâche du lecteur et le pousser à lire et consulter l’actualité, à tout moment et à travers n’importe quel support.

Le nombre des journaux en ligne a augmenté ces dernières années en Tunisie, notamment après les événements du 14 janvier 2011. Si quelques hommes d’affaires se sont investis dans la presse papier, d’autres pensaient que ce genre de presse est plus rentable, sous prétexte, que Facebook a déclenché la révolution et cette génération est celle du web. Comme des champignons, ils ont émergé sur la toile, l’un après l’autre. Beaucoup de licenciés des écoles du journalisme les ont rejoints, à la recherche d’un nouveau type de journalisme. De leur côté, les anciens journaux électroniques qui traitaient l’économie au régime de Ben Ali, commençaient à traiter les sujets politiques après avoir été appelés à répondre au besoin  du lectorat.

Actuellement, nous assistons à la survie de la majorité des anciens journaux électroniques. Par contre, quelques journaux électroniques lancés après le 11 janvier 2015 ont pu résister au marché économique auquel est soumis le secteur des médias. Chose déjà confirmée dans le cadre de OPEN SIGMA 2015, que les hommes d’affaires ne consacrent pas un grand budget pour les campagnes publicitaires en ligne, voire ils s’absentent.  Donc  si les recettes publicitaires sont considérées comme les premières sources financières pour les journaux papiers, les journaux électroniques trouvent leurs  gains financiers avec d’autres solutions, à savoir le nombre de consultations du site ou des cliques en ligne. Cela est-il quand même suffisant pour la survie d’un journal en ligne ?

La toile exige un changement

En cherchant la clé de réussite des anciens titres qui non seulement ont pu résister mais ils ont aussi développé d’autres titres arabophones voir thématisés, certains confirment que la presse en ligne francophone a pu fidéliser son lectorat depuis sa naissance et ce public s’est familiarisé avec le numérique.

Ajoutons que la réussite des nouveaux projets électroniques est due à l’adaptation de nouvelles techniques liées au web suite à l’émergence de nouvelles pratiques, notamment avec l’apparition de nouveaux supports à savoir la tablette, le Smartphone et autres. Ces supports permettent l’accès aux journaux en ligne, dans n’importe quel endroit y compris les bus et les métros. Si les japonais sont restés fidèle à leur réseau social Mixi malgré que Facebook s’est imposé dans la majorité des pays du monde, car il offrait à son démarrage la possibilité de se connecter sur mobile, alors cette nouvelle forme de presse électronique ne va-t-elle pas s’imposer au sein de la société tunisienne ?

De plus, « Inkyfada » impose son mode de rédaction propre au web à l’instar des grands journaux électroniques internationaux, là où nous trouvons un article court mais meublé par  certains éléments : audio, vidéo, carte cartographique.tc. C’est la nouvelle tendance de l’écriture pour le web qui permet au lecteur d’avoir facilement l’information sans être obligé de lire des blocs d’écriture.

Bref, l’expérience de « Inkyfada » est prometteuse mais nous ne devrons pas se limiter à cette expérience. D’autres journaux électroniques ont confirmé leur présence sur la toile tunisienne sauf que le public de l’an 2015, s’intéresse aussi à tout ce qui dépasse la rédaction étant donné qu’il y a moins de gens qui lisent aujourd’hui.

Nouha BELAID

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