Élections Présidentielles 2014 – Hommes politiques tunisiens et médias

Bientôt la journée du vote du deuxième tour des élections présidentielles en Tunisie et personne ne peut nier le rôle crucial qu’ont joué les médias pendant les campagnes électorales des candidats politiques, en tant qu’un moyen efficace pour faire circuler rapidement une information, surtout quand il s’agit des médias de masse comme la radio, la télé, la presse écrite.etc.

L’objectif des hommes politiques est de se mettre en scène pour se faire connaître auprès du grand public et influencer la société. Les médias de leur part,  profitent de cela pour créer des polémiques et alimenter les débats.

Et d’ailleurs, nombreux sont les hommes politiques qui essayent de développer des relations solides avec les médias, à savoir Sarkozy (ex-président français) connu par ses relations développées avec les journalistes français au point que la presse française a été soumis à un certain moment au pouvoir sarkozien. Et qui n’aime pas sarko ?!

Il y en a même des hommes politiques qui détiennent leurs propres empires médiatiques tel que Silvio Berlusconi qui était un jour, premier ministre en Italie et il est propriétaire du bouquet RAI qui a une très grande audience en Italie. Il est aussi, actionnaire majoritaire d’un très grand éditeur de livres et de magazines. De son coté, sa femme, Veronica Lario, est aussi en partie propriétaire du quotidien de droite Il Foglio. Ce qui explique à l’époque la présence permanente de Berlusconi dans les médias. Il est même appelé Emittenza (de l’italien emittente, chaîne de télévision) pour son empire télévisuel et médiatique.

De l’autre côté, certains journalistes ne ratent pas l’occasion pour côtoyer les hommes politiques et se servent d’eux que se soit pour des affaires professionnelles ou personnelles. Ce qui peut toucher à l’image du journaliste et à la crédibilité de l’information qu’il présente. Mais être proche du régime a été toujours le rêve de plusieurs journalistes afin de réaliser leurs intérêts. Est-il le cas en Tunisie ?

Les journalistes tunisiens après le  14 janvier 2011

A l’époque de Ben Ali, le Président déchu, un certain Abdelwaheb Abdallah (ministre de l’information) gérait le secteur des médias qui ne cherchaient pas à être proche de Ben Ali mais plutôt du régime. Ils bénéficiaient ainsi de temps en temps, des voyages gratuits et des primes spéciales. Et en contrepartie, ils essayaient de présenter une bonne image de Ben Ali, que soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays et ce à travers l’Agence Tunisienne de Communication à l’Extérieur (ATCE).

Toutefois, la révolution  du 14 janvier 2011 a tout changé avec l’émergence de nouveaux partis politiques et l’imposition de certains hommes politiques sur la scène politique. C’est à partir de ce moment que les journalistes ont essayé de tisser des liens avec les hommes politiques et ces derniers faisaient de même.

Mais mis à part la mission journalistique, le journaliste est un citoyen. Bien qu’il soit appelé à prendre distance et assurer sa neutralité, il ne peut pas être en réalité indifférent au choix politique. Chose qui nous a poussés à déterminer le choix des journalistes tunisiens pendant le 1er tour des élections présidentielles et leur futur choix et ce en lançant un sondage en ligne.

Selon notre échantillon qui représente différents types de médias (télé, radio, presse écrite, presse électronique, média social.etc.) et dont les journalistes de sexes opposés exercent des tâches différentes (journaliste rédacteur, journaliste reporteur, animateur.etc.), il s’est avéré que pendant le premier tour des élections présidentielles, la majorité des journalistes ont voté pour  Mohmaed Moncef Marzouki (3 MMM) alors que Beji Caied Essebssi (BCE) et Hamma Hammami sont classés les deuxièmes.

 Elec 1

Et si on se demande pourquoi ils ont voté pour tel homme politique, on découvre que la première préoccupation des journalistes est la liberté de presse et la liberté d’expression. L’expérience politique souhaitée est classée comme étant la deuxième préoccupation.

 Elec 2

Pour le deuxième tour des élections présidentielles, la majorité des journalistes tunisiens va voter pour BCE.

Elec 3

Certains pensent qu’il est le garant de la liberté contre la dictature. D’autres pensent qu’il est capable grâce à son expérience de faire sortir le pays de l’impasse économique et sera ferme pour l’extermination des terroristes. Il s’agit bel et bien d’un homme d’Etat. Mais il y en a ceux qui considèrent leur choix comme un choix de raison, parce qu’il soutient la République, l’Etat et son prestige, et la laïcité.

Mais entre temps, BCE a été pendant la campagne électorale critiqué pour son comportement avec les journalistes. Il se montrait au dessus de tout le monde sans peser ses paroles quand il s’adressait aux médias.

L’échantillon sur lequel s’est basé cet article est un échantillon représentatif de cent journalistes. On verra qui sera le prochain Président de la république.

Nouha Belaid

belaid.nouha@gmail.com

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