Un article modèle – Le data journalisme

Ennahdha, grand vainqueur des élections de 2011, est désormais deuxième sur le podium des législatives de 2014.

Le 23 octobre 2011, les électeurs ont voté massivement pour le parti islamiste, qui a fini par obtenir une majorité relative au sein de l’Assemblée nationale constituante (ANC), soit 89 sièges sur 217. Une coalition gouvernementale tripartite, regroupant le CPR (29 sièges) et Ettakatol (20 sièges), s’est alors formée.

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Répartition des sièges en octobre 2011

Trois ans plus tard, un nouveau rendez-vous avec l’histoire. Les Tunisiens ont cette fois choisi Nidaa Tounes, un mouvement, qualifié de centriste, et qui a su faire le poids face à Ennahdha, en obtenant 89 sièges, contre 69 pour les islamistes.

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Répartition des sièges en octobre 2014

Bien que le nombre de votes pour Ennahdha ait augmenté dans 7 circonscriptions, le mouvement a cependant enregistré un recul dans 16 autres, à l’instar de Ben Arous (4 sièges en 2011 contre 2 en 2014), Bizerte (4 sièges en 2011 contre un seul siège en 2014), Tatouine (3 sièges en 2011 contre un seul siège en 2014), etc, comme expliqué dans le graphique ci-dessous :

Comparaison entre les résultats du Mouvement Ennahdha ( octobre 2011 et octobre 2014)

Comparaison entre les résultats du Mouvement Ennahdha ( octobre 2011 et octobre 2014)

Une question se pose alors : “Pourquoi le mouvement Ennahdha a obtenu moins de sièges en 2014, au sein de l’assemblée ?

Plusieurs facteurs pourraient expliquer ces résultats, à l’instar d’un manque de confiance ou une déception par rapport au rendement du gouvernement Ennahdha, d’une mauvaise stratégie de communication ou d’une campagne pas assez efficace du mouvement, d’un programme électoral pas convaincant, d’une réticence face à certaines déclarations des leaders du parti au sein de l’ANC ou face à l’islam politique.

Nous avons effectué, à juste titre, un questionnaire, dont les réponses ont été réparties comme suit :

Résultats du questionnaire

Résultats du questionnaire

Selon les résultats de ce questionnaire, 57 % des tunisiens confirment que le recul s’explique par le manque de confiance et la déception suite à la mauvaise gouvernance du pays. Un retour sur les événements qu’a vécu la Tunisie confirme cette déception notamment après l’assassinant de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.

NB: Cet article est le résultat de la première formation en data journalisme,  en Tunisie et ce au CAPJC en collaboration avec Deutshe Wella Académie et Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté . Rédactrices N.B. et S.E.

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